30 juin 2008
Pas mal !
19h30.
Hier.
Terrasse du Cox.
Un videur à un client : Tu dis que que ça sent la pisse, c'est normal dès qu'un client rote y'a des odeurs de pisse qui remonte".
So la classe !
13 avril 2008
Tolérance !
J'ai toujours apprécié ce mot qui est l'un des principes qui guident ma vie.
Je suis certes moqueur.
Mon métier m'a appris à très vite cerner les défauts de l'autre.
Les petits travers que les imitateurs repèrent et qui feront le succès de leurs imitations.
Bon bref, je me sers il est vrai parfois de tout cela, mais pour rire. 
Comme avec ma vieille copine Dominique Mergault.
Ma grande poétesse de la musique virginale...
Oui elle chouinte.
Cela l'énerve, et en même temps nous en rions tous les deux.
En même temps, je ne dépasse jamais avec la mergouille les limites de la méchanceté.
Tolérant disais-je.
Encore plus dans le milieu que je fréquente à cause de ma sexualité.
Les bars gays sont des endroits de relative tolérance.
Pourtant tout le monde y réclame le droit à la visibilité.
Au droit de vivre comme les autres.
Malheureusement ce sont de réels endroits de non tolérance.
J'en veux pour preuve mes sorties du moment;
Je vais de temps à autres dans un bar pour ours.
Bears, devrais-je dire.
Car le milieu, si tolérant soit-il, distingue ses gays en catégories.
Les crevettes à l'Open Café.
Les virils qui se la jouent au Cox.
Les enrobés vont plutôt au One Way ou au Bear's....
Bon ben voilà une fois que l'on sait cela, on peut si on le veut passer de l'un à l'autre.
Ce que chacun évite, puisque il serait bien trop terrible de ne pas être vu dans le bon bar.
Celui des virils.
En terrasse si possible...
Bon, bref.
Ce qui est fâcheux, c'est que chacun vit sur son territoire en se moquant des autres.
Ce qui est encore plus fâcheux, c'est quand vous passez d'un territoire à l'autre, vous avez l'impression d'être un OVNI.
Certains barmens vont jusqu'à se foutre de votre gueule.
Vous ignorer, vous traiter comme de la merde, car vous n'êtes pas de leur monde.
Pourtant, vous avez le même vie qu'eux.
La même sexualité.
Et voilà pourquoi je ne comprends pas qu'au Bear's den, endroit où l'on devrait être plus que tolérant, parce que bar fréquenté par des personnes plus âgées, donc plus sensées.
Par des ours, donc différents.
Pas forcément sexys avec leurs kilos en trop.
Mais voilà, cet endroit est bien souvent moins tolérant que les bars à crevettes.
Les clients pas toujours sympas.
Certains barmen encore moins.
J'en ai vu refuser de servir les clients ou bien encore les servir en les engueulant.
C'est l'un des rares bars où je vois fréquemment les barmen s'en prendre aux clients.
Les houspiller.
Les moquer.
Pourtant, ces clients payent.
Ne disent rien, et pourtant certains reviennent.
D'autres pas.
La tolérance qui devrait être de mise ici n'existe pas...
Certains de ces clients qui avait eu le courage de sortir et d'aller dans ce genre de bar repartent chez eux avec la tristesse de ne pas avoir été toléré dans un milieu qui revendique tolérance et différence...
mais bon...
J'irai dépenser mon argent ailleurs...
Seul !
13 janvier 2008
Y-a-t-il une vie dans le Marais ?
Oui, mais une vie de bar.
Si tu passes de bars en bars, il n'y a pas la même vie.
Entre les dindes du Cox, les Pimprenelle de l'Open, les Ours mal léchés avec la mauvaise Jean-Marc du Bear's, les on-ne-sait-quoi du Oh Fada ou bien encore les restes du Mic Man...
Si tu appelles ça la vie, moi je trouve cela mortel.
Ou alors au troisième degré comme dans l'excellent "Des baffes et du sexe" de Bruno Batlo ...
Du monde, ben oui y'en a du monde...
Facile d'attirer de la dinde quand tu leur dis que le grain est gratuit...
Happy hour sur la bière.
40 cl au prix de 50 et les cons se font avoir.
Merci le Cox.
Le houblon délayé peu couler à flots dans les verres bien trop petits d'avides amis en quête de la route de la soif...
Au début des années 90, le bar à la mode était le Quetzal.
Le dimanche à l'heure de l'happy hour (si chère à nos amies les dindes fauchées, ben oui quand t'achètes un truc c'est coke ou bière mais pas les deux !), le dimanche donc, ce bar était deux fois plus rempli que le Cox aujourd'hui.
Et puis le Marais est volage, le Cox naissant, la population s'est transportée vers la rue des Archives et peu à peu le Quetzal s'est vidé pour devenir un bar old fashion...
Les dindes du Cox raillant cet endroit plus à la mode alors que quelques années auparavant, elles se battaient pour en passer le seuil...
Puis le Quetzal s'est refait une beauté.
Moi j'y suis resté fidèle, pour mes parties de flipper.
Pour Vladimir, qui n'a pas la grosse tête ..
Pourtant l'année dernière, le Quetzal a lui aussi soufflé ses bougies et pour l'occasion s'est offert, bien avant tout le monde, le luxe de l'open bar...
Que croyez vous qu'il se passa ?
Bien toutes les dindes, qui passaient leur temps à vomir sur le lieu, l'ont envahi à nouveau car la bière était ce soir là gratuite.
Toutes les mêmes que cette semaine, avec leurs atours, leurs fourrures et leurs diamants étaient présentes le temps d'un instant.
Oubliant qu'elles avaient décrété que le lieu était glauque, mais tellement heureuses de se rincer le gosier à moindre frais?
Pitoyable !
Moi ce soir là je me suis excusé auprès de Vladimir et je ne suis pas resté...
Même quand le Cox vient à moi, je lui tourne les talons et lui montre un poster rieur...
Voire moqueur !
Et désormais, beaucoup de dindes à fourrure reviennent au Quetzal...
Ben oui quoi l'happy hour ici c'est 50 cl et c'est jusqu'à minuit !
Dindes certes, mais auvergnates.
Élevées au grand air !
Elles n'ont pas un grain non plus !
24 juin 2007
Scoop !
La configuration actuelle du Marais va peut-être changer.
Le Cox dans version actuelle ne sera bientôt plus pareil.
La tectonique des plaques due à une glaciation des rapports entre la maréchaussée et la marée des chaussées, fait que nous pourrions assister prochainementà un glissement vers des contrées plus accueillantes.
Plus chaudes aussi puisque le Pastis, bien que gelé, y coule à flots.
Flots de crânes rasés en transumance en perspective ?
L'avenir nous le dira, mais le Cox de moins en moins soutenu va devoir faire profil bas.
Et si pour garder la tête haute il ne suffisait que de changer de prairie ?
Mieux vaut une vraie visibilité dans une petite rue, qu'un estaminet fermé dans une grande.
A voir ...
Allez je me sauve direction la plage.
Qui sait à mon retour, le Coxic Park aura-t-il déplacé ses dinosaures ?
22 juin 2007
Le Closed et l'Open ...
Ben oui, ça peut exister.
Une soirée sans le Cox, et en plein été.
Le premier soir même.
D'habitude il fallait attendre noël pour voire la porte du Cox fermée.
Oui c'est vrai ils respectent les fêtes.
Enfin quand ça les ararnge parce que justement ce soir là, la communauté pourrait jouer son rôle et accueillir de nombreux pédés qui sont plus seuls que tout...
Mais bon passons.
Hier soir donc, l'Open Bar, repaire de dindes émoustillées et de vieillards qui jouent à être encore plus botoxés que le patron des lieux, était le seul bar ouvert sur les deux qui voulaient faire de la rébellion.
Dans l'après midi de nombreux clients passaient déjà devant le Cox et pouvaient lire toutes les affichettes sur les vitres.
Le Cox préférait se draper dans dignité et ne pas faire la fête à l'intérieur.
Alors fusaient des "à bas Sarkozy", "Ouh on est gay on veut notre visibilité"...
Pourtant le Cox avait tout essayé.
Manifestation samedi après midi de 16 heures à 20 heures.
Les patrons espéraient une foule monstrueuse qui leur aurait donné le poids nécessaire à quand même organiser l'évévenement.
Mais à part quelques dizaines de follasses et des décibels bien trop puissants pour être audibles, la manifestation n'avait pas recueilli l'audience nécessaire pour tenter de passer en force hier soir.
Oui, car petit à petit, le Cox a été ignoré par les cafés ret estaurants du voisinage qui ne se reconnaissent pas dans ses revendications outt énervés qu'ils sont de payer pour les excés d'un seul d'entre eux.
Le Cox est même considéré comme excessif par ceux, dont moi qui ont de la sympathie pour lui.
Enfin même le SNEG a préféré prendre ses distances, la preuve :
|
| |
| ||
Alors ...
Hier soir il y avait ma fête au Quetzal, au Bear's Den, au Wolf, à l'Open, mais pas au Closed...
Souvenirs, souvenirs ...
17 juin 2007
"liberté, égalité, festivité"
Un tract circule dans le Marais annonçant l'interdiction de la fête de la Musique rue des Archives.
Des affiches ont été apposées un peu partout.
Une banderole trône sur la façade du Cox.
Plus de visibilité pour les homosexuels.
Plus de fête de la musique.
Tout ceci est faux.
Il est simplement demandé aux établissements qui souhaitent faire de la musique en extérieur de respecter une limite de niveau de décibels et de laisser le passage aux piétons sur les trottoirs.
Tous les autres bars qui respecteraient ces obligations pourraient fêter le musique.
Il est vrai que le Quetzal s'est aussi vu refuser son autorisation sous prétexte que n'ayant pas de trottoir, il gêne la circulation.
En bonne intelligence, le Quetzal prépare secrêtement sa réponse à cette interdiction.
De l'autre côté on trouve le Cox
En réaction à l'arrêté du Préfet de Police de Paris, paru le 22 décembre 2006 sous le n° 21563, qui interdit désormais dans le Marais "la vente à emporter de boissons alcooliques après 21h00, ainsi que leur consommation en réunion sur le domaine public".
Il est vrai que cette mesure peut sembler disproportionnée.
Pourquoi le Marais et pas les Halles ou Pigalle ?
Il est vrai aussi que c'est un quartier Bobo et que les riverains supportent mal certains débordement.
Une amie qui habite le quartier me dit se sentir en sécurité parce que les garçons ne lui feront pas de mal, par contre elle se sent parfois gênée quand elle trouve deux mecs en train de ... sur sa poubelle.
ce sont nos débordements qui sont à l'origine de ce ras le bol.
Tant va la cruche à l'eau...
Revenons à cette histoire, le Cox a donc été sommé de s'y plier puisque son propre concept est la consommation de boissons sur l'espace public constitué par le trottoir, qui est tous les soirs envahi par une foule très dense qui se presse debout un verre à la main.
Le tout sans considération pour les passants qui n'ont comme recours que de se frayer un passage ou d'aller sur la chaussée, à leurs risques et périls.
Martine Billard, députée pourtant PS et ouverte sur la question homosexuelle, s'en est ouverte au SNEG.
La réelle information est que les nouveaux propriétaires ont surpayé le fonds de commerce, car le Cox n'est qu'un tout petit bar et la terrasse sur toute la surface du trottoir permet de rentabiliser l'affaire en vendant de la bière hors de prix et en se foutant bien de la visibilité homosexuelle.
Pour en avoir discuté avec des patrons de bar concurrents, toute cette affaire est bien une histoire d'argent.
Le Cox sans sa terrasse n'est plus rentable.
Alors homos ou pas c'est du peuple qu'il faut pour que les patrons de ce bar remplissent leur tiroir caisse.
La terrasse ne sert pas à la visibilité gay.
Elle sert à amortir la valeur de ce fonds, les dirigeants exigent bruyamment que leur privilège soit maintenu.
Peu leur importe que la Maire du IVe ait refusé toute nouvelle terrasse, notamment à Starbucks, qui en rêve, tant que les débordements du Cox existeront.
Pour beaucoup il serait donc temps que le Cox comprenne qu'il ne peut être le seul à avoir une dérogation permanente au non de la sacro sainte visibilité.
N'en déplaise aux patrons et aux dindes à qui on fait croire tout et n'importe quoi.
Je ne suis pas anti Cox, seulement respectueux du bien de tous.
A bon entendeur.
05 juin 2007
Mais qu'il le ferme !
Ouh la la !
Le nouveau commissaire du 4ème n'aime pas le Cox.
Interdiction de fête de la musique.
Menaces de fermeture.
Alors le Cox t'envoie un mail.
Fait le coup comme toujours du "on veut vous retirer votre visibilité.
Nous sommes fiers de vous montrer, vous les homosexuels".
Ce que voit le Cox c'est surtout le manque à gagner si on ne peut plus vendre de la bière sur le trottoir à toutes ces dindes qui ne sont là que pour exister.
Quelle image véhiculent tous ces garçons sur le trottoir où même les personnes agées ou handicapées ont du mal à passer.
Sous les lazzis et les quolibets....
Comme ils disent !
Je n'appartiens pas à cette famille.
Et c'est tant mieux, car il y a bien longtemps que je n'ai plus dix ans ...
D'âge mental ! :-)
Alors ce bar peut bien fermer, cela ne m'empêchera pas d'affirmer mon homosexualité...
Non mais !
24 avril 2007
Le nain revisite le Marais ...
Et voilà !
Commençons notre visite !
Il paraît que je suis déchaîné en ce moment. Alors autant t'en faire profiter cher blog préféré.
Oui, être gay à Paris n'est pas si facile que cela. Et même quand tu appartiens à la confrérie, il n'est pas aisé de rester maître dans "l'Ordre de la Confrérie des Saintes Dindes".
J'en veux pour preuves tous ces bars dont je parlais dans des posts précédents.
Ici on vient parce que on est crâne rasé et beau mek qui nique bien en n'oubliant pas de prendre un peu de ...
Là on vient parce qu'il est de bon ton d'être habillé dans le dernier Dolce Gabana avec les dernières lunettes de chez Dior ... Bref ces bars qui se veulent ouverts, représentant de la "Sainte Communauté", sont autant d'endroits où l'homopbie se fait encore plus ressentir qu'à un meeting de Nicolas sarkozy et Christine Boutin.
On croirait parfois entendre notre ministre de la culture : "brûlez les pédés " mais oubliez moi !
Pourquoi faut-il se montrer dans ce genre d'endroit pour exister ?
Pourquoi faut-il aller à la Gay Pride et dire que c'était bien ?
Pourquoi faut il ne pas porter de lunettes, de moustaches, ne pas avoir de ventre pour être gay?
Pourquoi autant de haine dans ce milieu qui à la moindre incartade se déclare solidaire et ne l'est pas plus qu'un wagon de métro quand une femme se fait agresser?
Pourquoi doit on être uniquement une carte de crédit gold quand on évolue dans ce milieu ?
Quelle image doit on véhiculer pour être accepté par ces gens, sur ces trottoirs qui dégoulinent chaque soir et empêchent les vieilles dames de passer ?
Que de questions encore à poser que le Nain masqué va se devoir d'élucider !
Pour Illico leur magazine en ce moment menacé ne reçoit aucune marque de soutiende la part de ces charamants jeunes gens qui se jettent dessus toutes les semaines ?
J'entendais hier soir un garçon dans un bar dire "Mais on fait quoi pour Illico ?".
Un moment de lucidité...
Una ange passe
Bien à vous chers lecteurs !
23 avril 2007
Ce Marais que je hais ...
... Ou pourquoi je n'aime pas le Cox !
Parce qu'avant, quand je passais le seuil de ce bar " branchouille" du triangle gay parisien.
Il y avait toujours les mêmes tronches d’happy hour.
Pour qui ne connaît pas ce mot "happy hour", il faut savoir que pour les gays parisien c'est un mot magique.
Chaque soir entre 19 et 21 heures, pour le même prix, on double le contenu de votre verre.
Ce qui fait que l'on peut faire causette, entre amis, pour moins cher et plus longtemps !
Je soupçonne certaines stars du l'endroit de tenir chaque soir avec un verre, mais cela fait tellement bien d'être vu.
Ici.
Si possible avec une tenue chic, mais négligée.
Avec la dernière marque à la mode.
Et le dernier garçon bien en vue.
Surtout ne pas venir ici avec un peu de ventre, une moustache ou des lunettes.
Ne pas venir non plus si l'on est un peu vieux.
Ne pas venir triste, comme J. l'autre soir !
Pour venir sur cette terrasse, il faut être fort et conquérant !
Un dur.
Un vrai.
Un tatoué.
Pas un pédé quoi !
Bon je me sauve, je ne voudrais pas rater l'happy hour !
28 janvier 2007
Humeur ? Tu meurs ? Tumeur ...
... Parce que, oui je ne voulais pas mettre ce post dans la catégorie de mes humeurs, car aujourd'hui mon humeur est personnelle.
Je ne vous parlerai donc pas des élections, des pressions de monsieur Nicolas S. au bureau, de ma bataille avec les RH pour que les gans que je fais bosser soient payés, de moi et de mon canapé ( ps Lara, il n'y a que moi qui puisse faire l'amour avec mon canapé ! )
Par pur égoïsme, je "me" parle beaucoup de moi en ce moment.
C'est peut-être la saison ?
C'est peut-être parce que ce matin j'ai du remettre un pull ?
A cause de cela ?
Paris sous le froid, Paris sous le chaud ?
Même les saisons ne sont plus là.
Mes fleurs sur le balcon se demandent si elles doivent mourir ou refleurir ...
Çomme elles, ça fait un petit moment que je traîne cette envie de rien.
De mal être.
Pourtant ma vie n'est pas si triste que cela.
Pourtant tout n'est pas grave.
Je ne suis pas SDF... ( Enfin pour le moment, merci m'sieur de Villepin ! ).
J'ai un boulot ... ( Enfin pour le moment, merci patron ! ).
J'ai un peu d'argent ... ( Merci monsieur des impôts ! ).
Mais bon, je suis en manque d'équilibre...
Je ne vais pas trop pleurer sur mon sort, mais en ce moment, avec les témoignages de mon entourage, avec les blogs que je lis, je suis en train de prendre conscience d'une chose : à l'âge que j'ai, je vis de plus en plus seul !
Je sais je vous en ai déjà parlé...
Tous mes potes sont casés, marriés, partis au loin ...
Et moi je suis toujours le loup solitaire qui erre dans la vie et les rues de Paris.
Une ville où l'on peut facilement vivre seul.
Où l'on peut mourir seul aussi.
Rappelez vous la canicule de 2003 et tous ces corps jamais réclamés.
Pierre Delanoë a écrit pour le grand poéte du 20 ème siècle Michel Sardou (Sic ! Aie la culture du Nain !!!) ces quelques phrases :
" ... Dans les villes de grande solitude,
Quand l'alcool s'est évaporé,
Je replonge dans la multitude
Qui défile au pas cadencé.
J'ai peur d'avoir brisé des vitres,
D'avoir réveillé les voisins
Mais je suis rassuré très vite :
C'est vrai que je ne casse rien..."
Voilà où on peut en arriver, quand on y regarde de plus près...
Être seul dans cette grande ville apporte parfois certains avantages.
On peut y être anonyme.
On peut y vivre sa vie, sa sexualité, ses travers, sans que personne n'en sache rien.
Mais on peut aussi y être terriblement seul.
C'est un peu ce que je ressens en ce moment.
Le matin quand je rejette les draps de mon grand lit à deux places, il me semble bien vide et j'aimerais le voir rempli de mon corps et de celui de l'autre.
Rempli aussi de sentiments.
Simples ou exagérés.
Mais il n'y a rien.
Souvent je me demande ce que je fais dans cet univers, où certes je peux combler mes aspirations, mais où la vie à deux n'existe pas.
Ou rarement.
Voilà pourquoi j'ai de plus en plus de mal à fréquenter ce Marais et ses bars.
Tout y est superficiel.
Basé sur la séduction, et, au final le cul.
J'en veux pour preuve un ami à moi.
Plutôt mignon.
Fraîchement arrivé de sa province natale sur le marché parisien de l'homosexualité.
Jolie petite gueule.
Un amour de garçon non encore perverti par l'intelligentsia du C... , bar où l'on croit que le monde tourne autour de vous.
Vous les 200 crânes rasés, surmodés et bodybuildés qui croient faire ce que la vie gay doit être.
Bref tout le monde n'avait d'yeux que pour lui ...
Malheureusement de graves problèmes familiaux le rappellent dans sa province natale.
Depuis 15 jours il n'intéresse plus personne...
Et ce fameux bar qui nous pronaît il y a deux mois encore l'image de la solidarité communautaire parce que la police voulait lui reprendre 2 mètres de terrasse et des milliers d'euros de chiffre d'affaires...
Et bien de ce bar, pas un n'est venu le consoler.
Au contraire, tous ont tourné la tête.
Il a pleuré.
Il a quitté Paris.
Il y a des jours où j'aimerais faire comme lui.



