Et de quatre ! 
C'est le quatrième patron pour France 2. 
Après Claude-Yves Robin, Bertrand Mosca et Jean Réveillon, c'est au tour de Philippe Vilamitjana de prendre la porte.
Mais que se passe-til dans cette boîte ?
Rien, hélas.
Adieu la création.
Adieu l'humour.
Adieu la nouveauté.
Quand on y regarde de près la chaîne ne se renouvelle plus.
Ni dans les programmes.
Ni dans les animateurs.
Encore moins dans les fictions.
On vit sur des héritages.
Avec souvent des dirigeants quin'y connaissent rien.
Trop facile de dire que c'est la faute à la pub qui a disparu.
Oui, il y a un manque à gagner en rentrées d'argent.
Mais, en ce cas, ne peut-on envisager de la télé de papa avec des bouts-ficelle comme au bon vieux temps ?
Dans les années60/70 l'imagination était au pouvoir et jamais la télé ne s'était mieux portée.
Il y a aujourd'hui certes la course à l'audience, mais au détriment de la qualité. 
Alors oui les syndicats de la rédaction se sont émus des mauvaises audiences de la rentrée.
Jusqu'ici tout va bien, l'émission de Sophie Aram sans concept qui peine à dépasser les 3,5 % de part de marché.
Nagui avec N'oubliez pas les paroles, qui plonge sous les 10 % de part de marché.
Y'a pas d'âge, le programme court quotidien censé booster le journal de 20 heures, ne décolle pas non plus, mettant en péril le 20 heures de la Deux qui depuis quatre ans avait refait une large partie de son retard sur celui de TF1.
Mais si on y met la loupe, que voit-on de ces programmes ?
Rien.
Pas de cohérence.
Pas de lien.
Aram surnage, voire elle rame.
Nagui fait du Nagui.
Et ce n'est pas parce que Dany Boon co-produit le before du journal que la qualité doit être au rendez-vous.
Pourtant sur le papier ç ale faisait.
On avait envie de voir Marthe Villalonga face à Claude Brasseur.
Mais hélas, la sauce ne prend pas.
On est même gêné que des rires enregistrés soient absents.
Peut-être, se serait-on pris à rire en les entendant ?
Thierry Thuillier, actuel directeur de l'information de France Télé arrive donc avec son costume de Superman et la lourde tâche de redresser la barre.
Il a, certes, redressé le20h, mais à quel prix ?
Le journal dirigé par Pujadas fait de la retape tous les soirs .
Fait aussi allégeance face au pouvoir.
Quel effarement dimanche soir de voir l'ouverture faite sur la mort de Georges Descrières que je respecte certes, mais qui a tout juste valu quelques lignes dans les journaux de lundi.
La tâche du nouveau numéro un de la Deux est immense.
Il devra trouver un programme de remplacement à "Jusqu'ici tout va bien", rassurer les équipes de la chaîne totalement déboussolées
Il lui faudra assumer la nécessaire réduction des effectifs et préciser la ligne éditoriale d'une antenne qui hésite entre la course derrière TF1 et ses "devoirs de service public".
Il lui faudra aussi avoir les coudées franches et oser.
Mais osera-t-il ?
Là est la question.
On commence à se la poser dès aujourd'hui à France Téléboutique.