le blog du nain de jardin masqué

Le blog du nain de jardin qui s'amuse caché des yeux de tous, à Paris, dans le Marais et ailleurs ...

22 septembre 2008

Les chansons d'amour...

Ce ne'st pas demain la veille que j'en chanterais au bureau.
Demain d'ailleurs j'y retourne.
Ce petit arrêt maladie m'a fait du bien.
Il m'a détaché de ce job que j'exécre de plus en plus.
Ils ont réussi à éteindre la petite flamme qui vascillait encore et me faisait tenir.
Je pense qu'il est temps de passer à autre chose.
De leur proposer de faire plus de choses en interne pour réduire les coûts, plutôt que de naviguer à vue et de saire tout imposer par des producteurs extérieurs.
C'est ce qui a permis à M6 et Canal d'exister.
Tout contrôler pour moins dépenser.
C'est peut-être cela qui va plaire à mes petits bureaucrates.
Si je leur parle argent, je vais appuyer là où ça fait mal.
Argent le nerf de la guerre !
Sinon, j'ai revu ce film ce week-end.
C'est bête, mais moi je trouve cela très beau...
Alors !

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21 septembre 2008

Charlot Academy...

Vendredi soir, pour ma première sortie post bronchite asthmatiformebronchiteasthmatiforme (et ou ça existe ce genre de mot), j'ai sacrifié au rituel flipper du vendredi soir avec mon ami cochon rose.
Encore sous antibiotique, je en suis resté qu'à l'apéro, préférant rentrer me mettre au chaud sur min canapé, plutôt que d'aller faire la dinde élevée en batterie derrière les filets de protection du Cox.
Qui plus est ce soir-là, ils nous la jouaient version cheap de Babylon A.D.( et du babylon A.D. cheap c'est cheap de chez cheap ;-) ), la scène où il faut défier Jérôme Le Banner à la boxe pour gagner quelque argent.
Là, dans un camion de livraison Heineken reconverti en ring, il fallait défier un lutteur sous les yeux de la foule en liesse.
Panem et Circenses disait Néron.
Donnez leur du pain et des jeux et ils en oublieront peut-être le prix qu'ils payent pour être ainsi parqués en terrasse à boire cher de la mauvaise bière rallongée à la flotte.
La dure lutte en terrasse du Cox.
Et en matière de dure lutte, certains en connaissent un rayon, de vélo à pédales, il va de soit !
rue_charlotBref je laissais mes amis face à ce sordide spectacle et je rentrais chez moi à pied par la rue... Charlot !
J'avais oublié que nous étions vendredi et que Nikonas avait pris les rênes pour 3 mois d'affilée de la Starnac à demie.
Oui, parce qu'il faut bien dire que c'est de l'arnaque à demie que de continuer à gruger des gogos tous les vendredis soirs.
Venez à la cantine TF1 !
C'est de la merde, mais on vous la sert gratis tous les ans à la même époque et vous en redemandez encore.
Moi quand la cantine est dégueu, je me casse.
Ben non chez maman TF1 plus c'est de la daube et plus y'a de clients.
Mac Do a encore de belles heures devant lui...
Bref, me voilà rue Charlot.
D'habitude si calme, pas tellement plus animée le vendredi que les autres soirs.
Ici on vit entre bobos et on sort quand on veut si on veut.
On est à peine dérangé de temps en temps par un concert dans l'église, mais je vous rassure c'est de la musique classique !
Mais vendredi !
A peine arrivé à l'angle de la rue, me voilà nez à nez avec de la flicaille...
Mon dieu !
Manifestation ?
Échauffourées ?
Mais non peloton de flics déployés pour maintenir l'ordre au cas-où !
Et me voilà arrivé à la hauteur du nouveau lieu de gestation pour artistes en mal de devenir.affiche
Là derrière des barrières quelques neuneus, pires que ceux que j'avais croisés sur le plateau i y a deux ans quand j'avais accompagnés mon neveu.
Sans doute trop moches pour être sous les feux des caméras du praillemeu, la production avait du les envoyer là pour faire public.
Mais pour quoi autant de policier dans cette rue, alors que Nicolas Sarkozy a promis que désormais chaque policier serait sur le terrain pour faire respecter l'ordre.
Il n'y avait pas de désordre que je sache vendredi soir.
Oui mais en même temps c'est une émission de TF1.
Organisée par le parrain du fils de Sarko 1er, roi de la France et de ses amis les Français, enfin surtout de ses amis.
Alors on peut bien envoyer quelques représentant de l'ordre pour surveiller une rue qui n'en demandait pas tant !
Suis passé.
Ai croisé tout l'escadron.
Suis rentré.
Ai même pas allumé ma télé.
Croise assez de charlots au bureau sans avoir à en rajouter le soir, non mais !

Le nain, rue Charlot, 15 Heures...

En allant faire un petit tour aux journées du patrimoine, chemin faisant, le nain est rentré par la rue Charlot...
ombredenainLes mêmes neuneus que l'autre soir sont assis, là devant le porche de l'autre côté de la rue.sanspapiers
Qu'attendent-ils ?
Une hypothétique sortie des boutonneux de la sar Ac'?
L'arrivée d'une star en mal de reconnaissance ?
Ils sont lè.
Pire qu'à Dammerie les Lys, où l'on pouvait voir le château à travers les grilles.
Là rien, un îlot de pierre qui donne sur plusieurs rues avec de smurs hauts de 5 à 6 métres.
Même pas escaladables.

Et puis les vigiles en bas...
Dans la vitrine.
On leuur a maintenant collé un petit grillage.
Des bêtes en cage, comme à la foire qu'est cette grande Star Ac'...
Vais m'amuser le soir en rentrant.
Je vous tiendrai au courant !

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20 septembre 2008

Plus frêle la vie, suite et fin...

Je tra­versais Paris à cent à l'heure au volant de ma voiture.
Devant le Keller, il y avait une place, je sonnais prestement à la porte de ce lieu glauque.
Enfin glauque, si l'on n'aime pas le style cuir des bas-fonds de Los Angeles.
Je n'étais pas habillé pour ce genre d'endroit, mais Bobby le patron me pardonnait tout.
Ca sert à cela aussi la célébrité.
Quelques bières et j'étais dans mon élément.
Oublié le petit Karim.
"Selbstverblendung", aurait diagnostiqué mon pote Freud. Auto aveuglement, autrement dit.
Je m'abrutissais à nouveau d'alcool, d'odeurs et de sexe, pour oublier celui qui était tellement en moi.
C'est dans les petites cabines noires du fond, avec n’importe qui, que j'essayais de me perdre définiti­vement.
Des mains, des corps , des langues se mêlent sans que l'on sache à qui elles appartiennent.
Je me laissais partir jusqu'à l’enivrement, jusqu'au dégoût de moi même.
Quand je devenais une bête, le seul mo­ment où je me mettais à genoux devant l'homme.
Qu'auraient dit mon cher public ou mes amis, s'ils m'avaient vu dans cet état, moi toujours si fier et arrogant.
Quand les lumières se rallumèrent, je n'étais pas en­core rassasié, il fallait que j'oublie, encore et encore.
Un petit mec genre skin, crâne rasé, rangers et bombers me faisait de l’oeil depuis un moment, je m'approchais de lui.
"Tu veux venir continuer la fête à la maison?".
Il ne me répondit pas, mais me suivit.
Il voulait diri­ger, et moi je voulais en prendre plein la tronche, histoire de faire un bras d'honneur à mon petit beur.
La nuit fut terrible, j'avais envie de vomir tellement ce que nous étions en train de faire m’écoeurait.
Quand le maître eut gagné la partie, il s'assit sur le bord du pieux, me regarda en souriant, ramassa ses fringues et partit. Sans un mot.
Sans rien.
Comme une pute après l'abattage.
"Pas frais ce matin le chef!".
Non, Sophie pas frais ce matin.
Une envie de gerber.
Pas à cause de l'alcool, mais plutôt sur moi-même, sur ce que je suis et sur ce que je voudrais être.
"Spéciale Sida ce soir, vous n'avez pas oublié? Y'aura Rogner le grand spécialiste, les gens d'Act Up et le Ministre."
J'avais tellement oublié tout cela, que la nuit dernière, j'avais joué au con sans protection.
"T'as des préservatifs, pour les montrer à l'antenne?"
Non je n'en ai pas, je n'en mets pas.
Comble de l'ironie, une heure durant, j'allais exhorter mon public à en mettre, et moi je passais ma vie à jouer avec le feu. Mais je n'étais pas le seul responsable.
C'est toujours la faute de l'autre.
Dans les rapports hétéro­sexuels, il va de soi que le mâle doit le proposer, même si bien souvent, c'est la femelle qui le fait, à cause de ses instincts maternels de protection.
Mais chez les pédés ?
Ou trouver la fibre maternelle ?
L'homo affirme sa virilité, il joue au dur. Il est fort, donc la bête ne passera pas dans son corps.
Je pensais à tout cela pendant que chacun de mes invi­tés faisaient leur numéro, là bien sûr où on les atten­dait.
Le professeur admonestait.
Les militants militaient à tort ou à raison, mais ils faisaient du bruit. le mi­nistre rassurait.
L'état était là !.
Mascarade hypocrite au nom du saint ruban rouge.
Le professeur avait une maîtresse, je reconnaissais certains agitateurs qui s'envoyaient en l'air le soir dans des bouges infâmes sans se soucier du taux de T4 de leur éphémère partenaire, et puis le ministre, si­nistre, qui allait le dimanche à la messe se faire par­donner de tout ce qu'il avait fait la semaine du­rant.
Je ne restais pas au pince-fesse, d’après l'émission, je n'en avais rien à foutre d'un ministre, pour qui la santé ne correspondait qu'au nom d'un portefeuille.
D'un plan de carrière.
A la maison pas de nouvelles de Karim.
Des messages de félicitations pour l'émission de ce soir.
Le patron, qui pensait que pour une fois la chaîne avait rempli sa mission d'information auprès du public.
Faux cul.
Si les parts de marché de l'émission avaient été moins bonnes, je n'aurais pas eu le droit de faire cela, j'aurai dû ratisser plus large, en invitant tous les comiques vulgaires à la mode, censés amener un public large.
Jean s'inquiétait aussi, pas de nouvelles de moi depuis deux jours, il m'avait trouvé triste ce soir, absent de mon débat.
Je n'étais même pas là.
Mes idées voguaient ailleurs, loin d'ici.
Elles déva­laient les pentes de Montmartre, passaient au dessus des quais de Seine, survolaient la Méditerranée, et se posaient au Maroc, entre mer et désert.
Sur le sable rouge, au pied des casbahs, dans ces champs de fleurs qui au printemps inondent les paysages de couleurs.
Je rappelai Jean.
"Ça allait pas ce soir le nain ? T'avais l'air triste. T'as des problèmes?."
"Non merci, ça va. Pas d'ennuis, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je travaille comme un fou, vis comme un taré et baise comme un con !".
"Ben dis-moi, la vie est belle."
Elle était belle ma vie. Fabuleuse même !
Ele était frêle aussi.
La fin est moins heureuse.
Karim n'est plus...
Parti ailleurs.
Dans un monde meilleur qui sait.
Moi je suis là.
J'ai changé de vie.
Je peux aller au Monop' sans que l'on guette pour savoir si mange des pâtes ou du caviar !
J'ai évolué avec les nouvelles technologies de communication.
Je fais autre chose, meme si je croise toujours les mêmes personnes.
Alors quand ce p'tit con au flipper l'autre jour a rallumé cette flamme...
Je me dis qu'elle est vraiment frêle ma vie.
Ce matin, je suis là devant l'ordinateur.
Pas au bureau.
Mon rhume, que j'ai traîné tout l'été à cause de ce temps pourri, a fini par se transformer en bronchite.
Alors je médite sur mon canapé.
Je repense à tout cela.
A cette vie riche, pleine, heureuse, mais si frêle.
Le roseau a beau se courber, il pourrait bien finir par se casser.
J'irai jouer au flipper ce soir.
Qui vivra, verra.

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19 septembre 2008

Plus frêle vie, suite...

Je m'étais réveillé un peu hagard. Il faut dire que cette nuit-là, la première avec Karim, fût épique.
Pas de coup de foudre, mais une envie inexplicable de l'un l'autre.
Nos bouches ne se quittaient pas, nos corps, si différents s'imbriquaient l'un dans l'autre.
Il avait besoin de moi.
J'avais besoin de lui.
Le hasard que j'invoquais si souvent, avait pour une fois bien fait les choses.
Terrassés par la fatigue, nous avions fini par nous en­dormir, l'un contre l'autre, sous une cabane faite avec la couette, pour nous protéger du monde extérieur,
Afin que personne ne vienne perturber notre intimité.
J'aurais voulu passer la journée avec lui, mais le tra­vail m'attendait.
Nous échangeâmes nos numéros de téléphone, promettant de nous appeler le plus vite possible.
En repassant chez moi pour me changer, j'écoutais mon répondeur. Il était saturé par les messages des deux potes qui voulaient savoir ce que j'étais devenu, et qui cherchaient surtout à comprendre ce qui leur était arrivé pendant "leur trou noir" de la veille ! .
Pas le temps de les rassurer, le travail m'attendait.
Direction le petit bureau, non loin des quais de Seine, la chaîne m'attendait.
Oui, je travaillais à la chaîne, pas celle là, non, l’autre qui attirait chaque jour des millions de spectateurs en mal de bonheur.
Mon bonheur à moi, il était en mon être depuis cette nuit, et il n'allait pas me quitter de si tôt.
Sophie, mon deuxième "moi" au bureau fût la première étonnée de tant de bonne humeur.
"Dîtes chef, vous avez vu la sainte vierge ou quoi cette nuit?".
"Non, non, Soso, la sainte vierge non, mais le fils de Mahomet, peut-être".
Malgré la fatigue, la journée fila vite, et ma bonne humeur continua d'étonner tout le monde.
J'arrivais même à être aimable avec notre invitée du soir, une starlette en mal de célébrité.
Oh oui ! .
J'ai oublié de vous dire, que le petit journa­liste était devenu un animateur de télévision reconnu par la profession, à qui ses pairs et patrons prédisaient le plus grand avenir...
M'en foutais !
Tous les soirs, en "access prime time", comme l'on dit, je co-présentais une émission.
C'était une sorte de grand bordel organisé.
Au niveau contenu, cela nous arrangeait bien.
On pouvait y mettre tout ce qu'on voulait.
Ce soir-là, j'y avais mis toute ma fougue, et Karim n'y étais pas pour rien.
Malgré ma grande forme, qui étonnait toute l'équipe, je ne restais pas aux sempiternels apéritifs qui suivaient l'émission.
Il avait téléphoné, m'avait déjà laissé de nombreux messages sur mon fidèle ré­pondeur.
Je filais directement chez lui, je le trouvais bizarre, un peu flottant.
Je compris vite en voyant les petites traces blanches de poudre sur la table de sa­lon.
"Tu te fous de ma gueule Karim? Que tu deales, passe encore, mais que toi aussi tu t'y mettes."
" Faut bien que je goûte la marchandise avant de la vendre, t'imagines si les cuistots mettaient pas le doigt dans leur tambouille, on mangerait souvent de la merde chez Maxime's !".
Que répondre à cela ?
Karim représentait vraiment tout ce que je détestait chez les jeunes d'aujourd'hui.
La mode, le vocabulaire, la drogue et tout le reste.
Pourtant dés qu'il me souriait, j'oubliais tout cela.
Il me serra dans ses bras, me posa un baiser sur le front puis me dit : "J'ai pas le temps ce soir, j'ai à faire."
"Quoi donc?. Vendre ta merde? Ou bien ton cul?."
Il m'envoya un coup de poing dans la figure, puis se cassa, ma laissant seul dans l'appartement.
Il n'avait même pas blessé mon amour propre. une fois de plus j'avais été odieux. je me trouvais seul chez lui.
J'attendais quelques instants, espérant qu'il re­vienne.
Les minutes s'écoulaient et il ne réapparais­sait pas.
Du regard, je voyageais dans cette pièce qui ne ressemblait pas à celle d'un garçon de son âge. Il y avait de tout.
Même des souvenirs.
Point de vue technologie, tout y était, magnétoscope dernier cri, lecteur DVD, télévision high tech ...
Il y en avait pour de l'argent !
Gagné comment ?
Je ne voulais plus savoir, la légère douleur à ma mâchoire me faisait penser qu'il fallait que j'oublie ce genre de questions ! .
Il y avait au mur, un pêle-mêle de photos, très peu de Karim, beaucoup du Maroc, des jeunes filles brunes, une dame un peu plus âgée revenait souvent.
Sa mère sans doute.
L'appartement était certes bordélique, mais propre.
Ça ne correspondait pas tout à fait à l'idée que j'avais de lui, de son caractère.
Étrange bonhomme que ce Karim.
Je n'avais plus faim, ni soif. La fatigue, après l'euphorie de la journée reprenait le dessus. J'allais dans la chambre.
Je m'allongeais sur le lit défait.
Morphée m'attira dans ses bras.
Je me réveillais en sursaut.
Les chiffres rouges de la pendule indiquait minuit deux.
Personne dans l'appartement. Il n'était pas revenu.
Comme toujours dans ces cas là, je décidais de jouer au con.
A suivre.

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18 septembre 2008

Trop frêle la vie !

Bizarre ce sentiment qui ce matin me tenaille !
Il y a très longtemps que je ne m'étais pas senti aussi midinette dans ma vie privée.
Privée de pas mal de choses ces derniers temps.
Dont les sentiments.
Pas eu trop le temps.
Ou alors je n'étais pas en phase avec ce que la vie m'envoyait en face.
Imaginez, tout un été à travailler et le peu de répis, le peu de temps libre, les moments où je m'occupais un peu de moi.
Où je sortais un peu, c'était pour me faire draguer par des minets de 18 à 22 ans...
Moi à 40 ans passés...
Flatteur aux dires de mes amis.
Mais tout de même.
Pas très en accord avec mon envie de construire quelque chose.
De ne pas laisser le travail bouffer mon espace personnel.
Ma vie quoi.
Et puis, il y a peu j'ai rencontré un garçon.
On se croisait depuis quelques mois autour du flipper.
Quelques mots échangés.
Rien d eplus.
Timides tous les deux.
Puis il y a peu, enhardi il s'est approché de moi.
Il est différent.
Je ne le connais pas bien.
Mais j'ai envie d'en savoir plus.
Il me titille l'esprit.
Au point de me rappeler cette histoire avec celui que j'appelerais Karim.
Je l'avais rencontré à l'époque de ma pleine pseudo gloire.
Un soir de biture avec des potes je l'avais croisé sur les quais.
Comme je ne bois pas vraiment, j'avais ramené mes deux compagnons qui avaient bu pour moi.
Puis j'avais déposé Karim chez lui.
il a vait voulu m'offrir le dernier verre.
Pourquoi pas après tout.
Mon côté journaliste avait envie d'en savoir plus sur le garçon.
Je ne connaissais pas bien ce milieu des gens qui vivaient plus la nuit que le jour.
Je vivais dans le monde propre de la télévision qui doit plaire à la ménagére de plus de 50 ans !
Cette nuit là, tout était allé très vite. Karim vivait dans une espèce de tour de Babel en plein coeur de la Goutte d'Or, au pied de Montmartre.
Ici, en entrant dans la cage d'escalier, ça sentait l'Afrique, le Maghreb, et aussi un peu l'Asie.
Une petite ampoule nous guidait jusqu'à son sixième sous les toits.
L'intérieur tranchait beaucoup avec ce que je venais de voir avant la porte.
Chaîne stéréo, télévision, magnétoscope et tutti quanti.
Des fringues jetées un peu partout.
Mais de luxe uniquement.
Cela représentait beaucoup de fric.
L'avait-il gagné avec son cul ?
Avec des magouilles ?
Il avait dû sentir mes questions car il me rassura très vite :
" Oui c'est vrai je me prostitue, mais parfois je fais aussi quelques petits boulots, et puis vous les petits français vous aimez bien aussi notre petite poudre blanche à nous les arabes."
C'était donc cela, il touchait aussi à la dope.
Le pied pour moi, je venais de tomber dans une histoire que je n'aurais même pas voulu écrire un jour de déprime.
"Whisky ?"
Il était là debout, devant moi, dans la lumière douce d'un halogène.
Je détestais tout cela, et pourtant je me sentais bien, calme, détendu.
"Va pour deux doigts, avec de la glace."
En me servant, il s'était assis prés de moi sur le ca­napé.
En me donnant le verre il effleura ma main avec la même tendresse que plus tôt dans l'auto.
Douceur qui tranchait avec le personnage qu'il était censé incarner.
De petite frappe des bas quartier, Karim, à mon contact, devenait petit bébé tendre en mal d'affection.
Nos mains à présent ne se lâchaient plus.
Elles exploraient les moindres parties de nos corps, se glissant entre la peau et les vêtements.
Nos doigts devenaient des instruments de détection, le reflet de nos désirs.
Soudain nos bouches se rencontrèrent.
Nous fîmes l'amour toute la nuit...
A suivre.

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17 septembre 2008

The Visitor

Le estival du film américain de Deauville a fermé ses portes dimanche soir.
Carole Bouquet et le reste du jury ont attribué le Grand Prix du jury à "The Visitor" de Tom McCarthy.
Quand on avait vu, au bureau, les premières interview de la madame on avait un peu peur du résultat.
Et sous des dehors nunuche, Carole Bouquet a voulu mettre en avant le cinéma américain différent de tous les blockbustersblocbusters que l'on a l'habitude de voir à Deauville.
Adieu les majors qui n'étaient pas là cette année, conjoncture oblige et vive les petits labels.
Ce palmarés c'était un peu indépendance day  !
2008_the_visitor_002The Visitor, que j'ai eu la chance de voir, suit le parcours de Walter Vale qui n'est plus passionné par l'enseignement et l'écriture. Il voit son existence bouleversée en trouvant un jeune couple d'immigrés clandestins dans son appartement..
Peu à peu sa vie va basculer.
Richard Jenkins, le comédien est bon jusque dans les détails. dans ces petits riens qui font comprendre à quel point il est en retrait de la vie qui se déroule sous ses yeux.
'The Visitor' est un film d'une finesse rare, à la fois drôle et touchant (parfois la salle hurlait de rire, parfois l'émotion était palpable), porté par des acteurs d'une justesse inouïe dont la divine Hiam Habbass, aussi belle dans le film que dans la vraie vie.
Plutôt que de s'attacher directement au sort des immigrés clandestins parqués dans un centre de rétention, Tom McCarthy choisit de suivre leurs proches, de montrer la révolte et le sentiment d'injustice qu'elle peut provoquer.
Et malgré tout, 'The Visitor' est aussi un film joyeux, plein d'espoir.
Le film est aussi porté par la musique, et la rencontre avec l'autre quand on n'y croyait plus.
La musique adoucit les moeurs dit-on.
On pourrait reprocher à Mc Carthy d'être simpliste, mais comme il me le disait à la fin du film, il préfère rester optimiste et croire que son film et d'autres changeront peut être un jour les choses aux USA, mais aussi dans le monde car ce film touche à un problème que tous les pays connaissent.
Hiam me disait aussi que, née dans un conflit (elle est palestinienne), elle ne pouvait qu'apporter son soutien à ce genre de film.
Pour que les choses avancent.
Pour Tom nous sommes tous des visiteurs, d'un côté et de l'autre des barreaux...
A méditer.

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16 septembre 2008

I'll be your friend

jimmyÇa rappelle des bons souvenirs ...
Ai vu il y a quelques jours une bande annonce de programme avec Jimmy Somerville.
Puis je suis tombé sur une affiche où je vois qu'il sera prochainement sur scène avec pas mal d'artistes des années 80.
Jimmy Somerville coincé entre Philippe Cataldo ("Les divas du dancing") et Rose Laurens ("Africa").
Certes cela ne nous rajeunit pas.
Et en même temps je ne regrette pas d'avoir vieilli.
Je me sens mieux à 40 ans qu'à 20.
Je suis peut-être moins insouciant, mais je me sens plus mûr et mature.
Et en voyant le petit Jimmy, je trouve que nous avons plutôt bien vieilli...
Il y a 20 ans nous étions jeunes, donc plutôt mignons, je trouve que l'érosion du temps sur nos visages n'a pas causé de dommages catastrophiques ...
Bref pas nostalgique, bien au contraire.
A cette époque je n'étais pas un pédé affirmé, je sortais même avec des filles, mais je crois qu'il y a avait bien cette graine en moi, ce gène qui se baladait.
J'étais fan de ce garçon à la voix surprenante.
J'adorais sa façon de danser.
Nous avions le même look et le même gabarit, aussi en boîte quand je dansais, bien souvent on me comparait à lui.
J'étais allé à un de ses concerts à l'Olympia.
Trop drôle, maintenant quand j'y repense, je me dis que la salle était aux trois quarts pleine de petits pédés lookés.
Devant moi, deux filles Burbery, collier de perles s'étaient perdues : " Tu as vu Marie Chantal, comme c'est étrange, il y a beaucoup plus de garçons que de filles", "Oui Hermine tu as raison, c'est un chanteur viril qui attire les mecs comme lui"...
C'est à ce moment là, que deux kikis se roulèrent une pelle bien profonde, provocant un gloussement d'effroi de la part de mes deux N.A.P.
En souvenir de ce bon vieux temps, un peu de revival ne fera de mal à personne...
Va peut-être prendre des places pour le concert, le Nain...

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15 septembre 2008

Je sais sa chanson est naïve...

Mais comme je le disais à un ami du milieu de la politique, c'est tellement naïf que cela ferait une superbe chanson de meeting.
Il nous va falloir être naïf avec tout ce qui se présente à l'horizon.
Alors il va vraiment falloir être toi+ moi et tous ceux qui sont seuls pour tenir le coup face à la tempête mondiale qui va en laisser plus d'un sur le carreau !

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14 septembre 2008

"Qui n'est pas occupé à naître, est occupé à mourir ..."

Petite phrase de Bob Dylan qui résume bien ce que je pense de la vie.
Philosophe le Nain en ce début de semaine.
Réflexion qui m'est venue hier après avoir dérogé à la règle selon laquelle le Nain avance masqué.
Par indépendance et goût de l'ombre c'est sûr.
Enfin pour la deuxième fois la loi a été enfreinte.
La première fut heureuse, donc pourquoi pas une seconde fois ...
Et puis là il n'y avait même pas une once d'envie, de désir ou de quoi que ce soit de "j'ai envie de pirouette et embrassons-nous Foleville..."
Non il y avait dans cette effraction d'hier soir juste un peu d'intérêt pour un jeune homme qui a envie de faire un métier que je connais bien.
Des doutes.
Des incertitudes.
Une volonté aussi d'aller de l'avant.
De connaître et de partager.
Nous avons disserté une heure durant sur les aléas de ce métier.
Sur les injustices.
Steevy parlant littérature.
Fogiel continuant de remuer la merde au fond des égouts de l'actualité sur la radio du pouvoir.
Courbet, Zorro de l'injustice cathodique sur le service publique, pourquoi pas Sheila sur Arte tant qu'on y est, en même temps...
On pourrait en faire une liste de courses à la Prévert (y'a une belle expo sur lui qui se prépare à la Mairie de Paris fin octobre) ...
Mais bon.
Ces gens là ont perdu la flamme.
Ou peut-être même ne l'ont-ils jamais eue.
Cette phrase de Dylan résume ce que j'appelle moi, le côté midinette.
C'est à dire le pouvoir de s'émerveiller à chaque fois.
Alors il est vrai que l'on aura du mal à l'être constamment.
Qu'on ne réagira pas de même si l'on vous propose une interview de Brian Molko ou de Lorie.
Mais dans les deux cas, si le journaliste n'a pas prévu son interview, s'il ne s'est pas un tant soit peu intéressé à la personne qu'il a en face, alors oui son papier ne naîtra pas et un jour il sera condamné à mourir, faute d'avoir suscité l'intérêt chez ses lecteurs.
Comme la vie n'est pas forcément "mal faite", il risque d'y avoir quelques enterrements en grande pompes bientôt dans le monde médiatique ...
Ravi d'avoir enfreint la loi, mais attention pas tous les jours non plus !

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13 septembre 2008

Je savais pas ...

... Que c'était si long...
D'entretenir un parquet !
Quand j'ai emménagé dans mon nouvel appartement il y a tout juste quatre ans, je n'imaginais pas tous les travaux qui allaient me tomber dessus.
Certes l'immeuble est de bel aspect.
En plein centre de Paris, avec une façade imposante comme on en faisait encore au début du 20ème siècle.
Un immeuble un peu "choucroute" avec des petits dômes comme au Sacré Coeur bâti à la même époque.
Concierge, tapis rouge jusqu'aux chambres de bonne, vitraux dans l'escalier...
Bref : la classe.
Seulement ces appartements ont désormais un siècle d'existence et commencent à s'effriter.
Les murs s'effritent, normal pour un mec qui est d'origine belge...
Ouh la , le Nain, retourne dans ta boîte à Carmbar !
Dans mon appart' rien n'est droit non plus, ce qui fait que lorsque j'ai voulu repeindre salle de bain, hall d'entrée et chiottes, il a fallu d'abord refaire les murs avant d'espérer y poser une goutte de peinture.
Le parquet en va de même.
En arrivant je me suis dit je ferai cela plus tard.
Puis plus tard est devenu l'année prochaine.
Et nous en sommes arrivés à cet été, pendant mes quelques jours de vacances accordées, après avoir bossé 5 semaines d'affilée week-end compris !
Me suis retrouvé seul après le 15 août dans mon appartement de célibataire.
Avec ses meubles.
Ses bibelots.
Ses CDs, ses DVDs...
J'en passe et des meilleurs.
Il a fallu tout ranger.
Tout déplacer.
La table et les chaises dans le hall.
Rouler les tapis.
Faire tourner le canapé, sortir les fauteuils, bouger la télé (quelle bonne idée l'écran plat !), déplacer les étagères.
Et les fils de la chaîne ?
Du Home Cinéma ?
De l'éclairage...
Merci l'inventeur du WiFi !
Veux bien finir giller par les ondes mais pas "enfilé".
Zut j'en perds le fil.
Et puis passer j'ai passé ma journée à quatre pattes ...
Je ne veux aucune remarque désobligeante !
Oui le Nain était à quatre pattes et pas par plaisir !
Et là commence la joie du ponçage.
Du premier passage à l'huile de lin.
Du second passage à l'encaustique.
Et à chaque fois la tournante des meubles.
La tourmente du Nain à quatre pattes...
Bref après deux jours de joie, bonheur et délectation, le nain a un living-room qui en jette avec la fusée Mathmos originale de 1963 qui trône à nouveau sur mon bahut bas couleur chocolat et du symbole du Nain : un Calimèro énamouré tendant un marguerite à qui voudra la prendre !
Pas facile la vie de femme au foyer.
Comprends pourquoi certaines commencent au Martini dès midi.
Allez Sue Ellen, on y retourne y'a encore la baignoire à astiquer et le rôti à cuire !

Posté par nainmasque à 22:46 - Ma vie à moi que G - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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