Bon ben voilà, c'est fait : j'ai remis le doigt sur le clavier et donc ça file.
J'étais parti.
J'ai le droit non ?
Je passe ma vie à écrire pour les autres et je n'avais plus envie d'écrire pour moi.
Pas facile.
Mon métier, c'est écrire, tous les jours.
C'est parler aussi, tous les jours.
Je n'écris pas qu'avec des mots, j'écris aussi avec des sons et des images.
Et puis là au début de l'été, suite à une réorganisation de France Téléboutique, des nouveaux sont arrivés.
Ils m'ont pompé mon énergie.
Mon envie de dire.
J'avais juste le courage de donner mes mots aux autres. Ceux qui payent pour me lire ou me suivre dans mes délires.
La création n'est pas chose aisée.
Surtout quand on travaille aussi avec des bureaucrates qui ne comprennent rien à rien.
Qui pensent qu'un montage peut se faire avant le tournage...
Si, si, je l'ai entendu et vécu.
Qui ont de l'argent, mais qui ont l'art de tansformer l'or en plomb.
Bref, nos concurrents n'ont qu'à bien se tenir, c'est pas demain la veille qu'on fera dans la qualité.
Quantité oui.
On a des sous, on achète, on produit, on engrange et après...
Peut-être que mes amis les bureaucrates m'expliqueront enfin leur stratégie.
Comme je le dis souvent le Nain a passé l'âge, mais parfois il se dit que trop c'est trop.
J'avais envie de votre contact, vous les anonymes qui m'écrivez beaucoup.
Mais justement, je ne voulais pas décevoir les quelques uns d'entre vous qui me font l'amitié de m'envoyer des mots doux et gentils.
Pourtant j'en aurais eu des choses à dire.
L'été ne m'a pas laissé tranquille.
J'ai été "chassé" par un énorme concurrent.
Mais je ne voulais pas entrer dans le mercato.
On sait ce que l'on a, on ne sait pas forcément ce que l'on gagne.
Pour le reste, la politique est de pire en pire.
Le monde l'argent est en train de s'écrouler.
Le temps n'est plus au rendez-vous, mais les changements climatiques sont bien là.
Il pleut dans la ville, il pleut dans mon coeur.
Bref, il pleut.