Marion Maréchal-Le Pen a déposé plainte lundi.
En cause: les insultes d'un attaché parlementaire socialiste sur Twitter.
Jean Bourdeau, assistant du sénateur de Haute-Saône Jean-Pierre Michel, l'a qualifiée dimanche de "c***" et de "sa***".
Il reprend à son compte les insultes proférées par Guy Bedos à l'encontre de Nadine Morano le week-end dernier.
"Vive Guy #Bedos", écrit-il.
Le jeune homme, qui compte se présenter aux municipales à Châteaudun (Eure-et-Loir), revendique son animosité à l'encontre du Front national.
"En regardant les beaufs avec leurs têtes de boeufs hier à #Brignoles, on va bien rigoler en découvrant les listes #FN lors des #municipales".
Et d'enfoncer le clou: "J'allais oublier le #FN est un parti d'extrême droite. Un tweet pour vos services juridiques chère @Marion_M_Le_Pen !"
Jean Bourdeau précise que l'assistant de la députée FN du Vaucluse l'a appelé pour vérifier si ce compte Twitter est bien le sien. "Mais oui mon pote", lui a-t-il répondu.
Le sénateur pour qui travaille l'attaché parlementaire, loin de condamner ses propos, l'assure de son soutien.
"Chacun est libre de #tweeter comme il veut, on peut espérer que même le #FN comprend l'humour", écrit Jean-Pierre Michel sur Twitter.
Jean Bourdeau n'en est pas à son coup d'essai.
En juin dernier, déjà sur Twitter, il avait conseillé à Manuel Valls de "tirer des coups de canon" sur les manifestants anti-mariage pour tous.
De son côté, Marion Maréchal-Le Pen en appelle aux responsables socialistes.
Son équipe a écrit à Harlem Désir, premier secrétaire du PS, et à Jean-Pierre Bel, président du Sénat, "qui sont très à cheval sur la défense des droits des femmes", pour "attirer l'attention sur ce comportement".
Jean Bourdeau "est quand même attaché parlementaire, candidat à une élection", s'indigne l'entourage de la jeune élue.
L'affaire ne devrait donc pas en rester là.
Mais elle démotre bien l'état d'esprit des Français en ce moment.
D'un côté, des politiques qui ne savent plus prendre la parole.
Un président inexistant.
Des partis aux abois.
Et du coup une femme comprend tout, Marine Le Pen, se met à faire du poujadisme.
Promet de raser gratis et tout passe comme une lettre à la poste.
Une élection gagnée, le sentiment de revenche qui s'installe chez ses électeurs.
Et la peur se répend.
Même cécile Attias a déclaré, dimanche soir chez Delahousse avoir peur.
La peur fait souvent faire n'importe quoi et face aux extrêmes, les réactions sont parfois extrême.
Excuser le jeune homme, certes pas.
Le comprendre et donner des solutions aux Français, là oui !