Voilà.
C'est fait !
Hier soir j'ai mis un point final à cinq années d'observation.segolene_royal_en_larmes_article_big
Observation de la vie politique et d ec qui va autour.Des grands moments.
Des coups bas.
Des coups durs.
J'avais fait le pari que la dame serait au deuxième tour de la présidentielle.
J'avais dit qu'elle ne serait pas au second tour de la primaire.
Quel gâchis.
Toutes ces énergies dépensées.
Toute cette fougue.
Tous ces gens embarqués dans une belle aventure.
Tous les rats qui quittaient le navire par la grande ou la petite porte.
Toutes phrases lâchées.
Pour Arnaud Montebourg qui était le plus gros handicap pour Ségolène Royal : "François Hollande".
Arnaud appelera-t-il à voter dimanche prochain pour un handicapé ?
Votera-t-on dimanche pour une femme qui a volé la victoire de 2008 à une autre ?
Votera-t-on dimanche pour quelqu'un qui avait verouillé le parti en 2007 contre sa candidate naturelle.
Et qui l'a déverouillé dimanche pour assouvir ses ambitions enfin avouées ?
Alors oui hier soir des larmes.
D'abord en coulisses.
Puis devant les caméras.
Larmes vite ravalées.
Car il faut penser à demain.
Aura-t-on le droit à un tout sauf Hollande comme nous avions eu le droit à un tout sauf Ségolène en 2007 ?
Que se sont dit les 2 prétendantes la semaine dernière pendant 20 minutes dans un studio de Radio France ?
Je ne sais pas et je m'en fous.
J'ai aimé prendre des paris depuis 5 ans sur la politique.
J'ai aimé l'envers du décor.
J'ai regretté parfois des moments où l'absence du fou de la Reine emp^échait à la Madame de se montrer telle qu'elle était.
J'ai été triste à Montreuil et au Bataclan de la voir assumer l'espace d'un instant sa défaite dans son regard.
J'ai détesté les larmes d'hier soir.
De ses amis.
Ses proches.
Ses colistiers.
Ses petites mains de l'ombre qui ont cousu jusqu'à point d'heutre, à s'en arracher les yeux, des tissus de vérités face à des tissus de mensonges.
Je leur souhaite bon vent à tous.
Je leur souhaite de ne pas connaître un nouveau 2002.
Car rien n'est jamais gagné.
Mais rien n'est jamais perdu.
Tant que larmes à gauches ne sont pas passées...