Mort de rire.
Mais qu'est ce qu'ils ont tous cette semaine ?
Dernière ligne droite avant le premier tour des primaires socialistes.
Dimanche muni d'un euro et après avoir signé un manifeste selon le quel on adhère aux vertus de la Gauche on pourra glisser son bulletin dans l'urne et donner sa voix à l'un des 6 candidats.
Sur les 6, il y en a un dont on sait qu'il est là pour rappeler aux autres que son parti existe et qu'en cas de victoire il veut bien un bout du gâteau.
Lui c'est notre étape touristique de la campagne.
Le Walter Spanghero de l'étape.
Le vendeur de cassoulet au sourire débonnaire : Jean-Michel Baylet...
Puis il y a les autres.
Gontrand Bonheur, cousin de Donald, avec sa mèche crantée des beaux quartiers.
Le garçon qui a pris sa revanche : son père taillait des bavettes, lui est devenu un bon baveux.
Depuis son quatrième arrondissement où il habite, il nous fait croire qu'il a compris la France d'en bas, c'est Fabius avec des cheveux : Arnaud Montebourg.
Et puis il y a le jeune roquet. Fougueux joli garçon aux origines d'outre Pyrénées. Il me fait parfois penser au petit espagnol d'Astérix en Hispanie. Il retient sa respiration quand il n'a pas ce qu'il veut, devient tout rouge et finit par exploser.
Quand ce petit chiot aboyeur aura dompté sa fougue et son ardeur, je pense que nous aurons face à nous un brillant homme politique promis à un bel avenir.
Puis il y a les éléphants selon la formule consacrée.
Les poids lourds ou allégés.
Commençons par le plus évident et celui qui l'était le moins : Martine.
Comme son père : j'y vais, j'y vais pas...
Pourtant dans son Nord qu'elle défend, ce n'est pas le cha cha cha qui est la danse locale, mais plutôt des danses festives, enjouées et qui vont de l'avant.
Martine reine du Nord, en son beffroi.
Reine de France en son effroi ?
Car elle a peur, malgré cette hargne affichée.
Peur de l'erreur et du pouvoir.
Peur simplement d'y être allée à la place de l'autre.
Il y a François qui sera en concert au Bataclan de Paris ce soir.
François le gros tout mou qui sous l'emprise allemande s'est mis à dégonfler tandis qu'enflaient ses ambitions.
Lui qui, naturellement à la tête du parti, aurait du installer sa candidature.
Mais toujours habitué à satisfaire tout le monde a instauré des primaires.
Laissé gagner sa compagne de l'époque.
Compagne à qui il a torpillé la campagne.
Comme s'il regrettait de ne pas y être allé.
Pour nous faire croire maintenant qu'il aime la France comme son illustre voisin de Corréze...
Il n'y guère que Chirac pour croire à ce énième mensonge.
Donner les clés de la France à quelqu'un qui manque tant d'ambitions...
Qui a un tel esprit de ne pas faire la guerre, de ne pas se battre pour imposer ses idées.
D'être absent lors du dernier débat pour ne pas vexer personne...
Comment croire à cet homme là ?
Puis il y a celle qui y est déjà allée.
Qui veut y retourner.
Qui parcourt la France depuis six mois allant des belles villes dorées aux dalles de HLM abandonnées.
Elle y croit, même si dans son regard je ne perçois plus la même petite flamme qu'en 2006.
Elle avait l'air si triste après son meeting de Montreuil en coulisses.
Elle était si absente lors de son premier débat.
Elle semble avoir compris que malgré son envie, malgré son ambition a redonner de la voix aux gens d'en bas, son discours ne passe pas.
Ou plus.
Cette primaire aura a moins eu le mérite de faire entendre les voix des socialistes avec de bonnes idées chez chacun des candidats.
Permis aussi de voir que les autres Lefebvre, Morano et Bertrand ne sont que des saes gosses au basc à sable, , qui lorsqu'on leur fait de l'ombre, ne savent que geindre et vociférer.
Il y aura toujours plus de bruit ce soir au Bataclan chez François.
Plus encore jeudi soir au Bataclan (étrange), pour le concert de Ségolène au son des Black Eyed Peas, Tina Turner ou Aretha Franklin...
Degois créée l'ambiance.
Pardon, je voulais dire, de quoi créer l'ambiance.


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