le blog du nain de jardin masqué

Le blog du nain de jardin qui s'amuse caché des yeux de tous, à Paris, dans le Marais et ailleurs ...

31 janvier 2009

La mémoire...

Parfois elle nous délaisse.
Parfois elle nous accompagne.
"J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans" disait Charles Baudelaire.ruecharlot_001
Dans la mémoire, il y ale bon et le moins bon.
J'ai la chance de ne garder en mémoire que les bons souvenirs.
Une mémoire sélective me direz-vous.
Je ne suis pas rancunier.
Malgré les pires vacheries que m'ont faites certains, je n'arrive pas à leur en vouloir.Ma carrière ne serait peut-être pas la mienne si j'avais répondu.
Sorti les armes.
Mais quand on écoute le matin la radio, allume la télé et ouvre les journaux sur tous les malheurs du monde, on n'a pas forcément envie de garder de ce métier qui en fait rêver certains les mauvaises images.
Les mauvais films.
Comme je pense que le bonheur est contagieux, j'ai voulu ici donner mes états d'âme.
Rire un peu.
Pleurer aussi, mais avec humour.
En jouant avec les mots.
"L'acte le plus important dans la vie d'un homme est le choix d'un métier", enfin c'est ce que pense Blaise Pascal.
Quand j'étais jeune j'hésitais, Steward pour les langues et les voyages, médecin parce que soigner les autres est pour moi l'acte le plus enrichissant, et puis un jour à 7 ans j'en étais sûr : je serai journaliste.
Steward je ne le suis pas devenu. Air France me trouvait trop petit !
Médecin il fallait passer par la case mathématiques, moi le littéraire boutoneux !
Le hasard faisant bien les choses, il m'a mené par hasard à la case journalisme.
20 ans que je fais ce métier.
Drôle.
Passionnant.
Usant.
Qui vous oblige à mettre chaque soir à la poubelle le travail si durement accompli dans la journée !
Je suis passé des rotatives à Internet.
De 3 chaînes à plus de 150, 200...
De 4 radios à trop...
Je suis un pionnier qui s'est bien amusé.
Qui s'amuse parfois encore à tirer la nique à ses concurrents.
A voir les petits jeunes vouloir tout réinventer et se planter.
Les aider à se redresser.
Faudra que je vous en raconte quelques bonnes tout de même !

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29 janvier 2009

Soirée au Cox, moral dans les socks !

Bon de temps en temps le Nain essaye de se faire sociable et de ressembler à ses congénéres...
C'est à chaque fois avec une once de regrets.
Mais dans ces cas là le Nain intérieur dit au Nain extérieur : "Mon gars si tu ne veux pas faire vieillie fille, mets tes plus beaux atours, géle tes cheveux et mets en valeurs tes jolis yeux bleus"
Alors le nain s'éxécute.
Accepte de mettre les vêtements à la mode, mais pas trop.
Saute dans ses baskets à la mode, mais pas trop.cox
Descend de son sixième étage avec Balcon, mais sans piscine, et se jette dans le marécage.
Avec le regret à chaque fois de devoir s'embourber dans cette marée humaine uniforme et asseptisée.
Hier soir donc, bravant les basses températures, le nain qui s'en fout est allé braver les frimas de l'hiver.
Le Nain donc a rejoint le Crapaud pour disserter de la vie et s'exposer sur le trottoir comme une vieille mére maquerelle en mal de clientèle.
Déjà le problème : attraper une bière au comptoir ...
Les dindes sont là.
Ne bougent pas.
Vous bousculent.
Vous insultent.
Se moquent de vous parce que vous avez fait une moue d'effroi au moment où l'un d'entre eux a failli vous verser sa bière sur le polo : "attention elle a peur qu'on lui arrose la perruque ..."
Bref, une fois toutes ces considérations passées, le nain et le crapaud ont joué des coudes pour se trouver un minimum d'espace vital pour entamer la causerie ...
Mon travail...
Sa communication personnelle, et le fait que nous allons passer en alerte orange au niveau surveillance médiatique.
Mes vacances.
Oui mais quand ?
Ses merdes à régler sur Mars avec le téléphone qui sonne même le soir.
Décidément Mars est une planéte qui n'est pas prête de subir le même sort que Pluton !
Et puis les conversations des autres autour.
Y'a des américains qui sont là ce soir.
Alors un amerloque au look branchouille c'est une nouvelle proie pour les chasseurs du Marais ...
Et là les paons se mettent à faire la roue...
Et pour finir que je t'emballe et que je vais te donner un cours de langue, mais à la maison si possible et plutôt sur mon canapé...
Malgré l'arrivée des petits et de la remontée du niveau intellectuel.
Malgré des discussions sur l'avenir de l'ANPE qu'on verrait bien transformée en UMPE Union Majoritaire pour l'Emploi...
Malgré nos tergiversations sur Bernadette, Pimprenelle ou Nicolas ...
La mayonnaise retombait une fois de plus.
Le Nain jura mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus.
Il prit congé de ses amis.
Décida une bonne fois pour toute qu'il n'était pas de ce monde.
Rentra sur son canapé.
Et se dit qu'il était bien seul...

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26 janvier 2009

Ai passé le week-end avec un homme !

dexterEt c'est lui...
Le méchant gentil
Gentil méchant.
Je m'en suis délecté de A à Z.
Dommage qu'il soit hétéro...

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25 janvier 2009

Up and down !

homme_tristeCe matin j'ai pris mon vélo.
Direction les quais de Seine.
Il ne fera pas beau aujourd'hui.
Normal, nous sommes au mois de janvier.
Il y a des cerises sur la jupe de la dame qui passe à côté de moi.
Elle me regarde, moi, engoncé dans ma veste et elle légérement vêtue, comme si le printemps était djà là.
Une fois passée à ma hauteur, elle continue à me suivre des yeux.
Elle a senti ma peine et son regard semble me donner courage.
Courage!
Il va m'en falloir.
Aujourd'hui je me sens comme un ange déchu.
Ange déçu.
Ange décevant.
Que diront papa et maman qui ont toujours feint de ne pas comprendre que ma sexualité n'était pas celle que la morale accepte !
Souvent grand-mère me posait la question de sa descendance.
Et moi je fuyais.
Fuir.
Comme cette eau qui coule à mes pieds.
Qui quitte sa source pour aller se jeter on ne sait où.
D'ailleurs tout le monde s'en fout.
De la Seine, du sens des cours d'eau.
De moi, du sens de ma vie...
Que va-t-il se passer maintenant ?
Seule ma soeur avait très vite compris les changements que la capitale opérait en moi.
De ma célébrité, de ma vie privée, nous ne parlions que très peu.
J'étais le grand frère qu'elle n'avait toujours observé que de très loin...
Parfois, elle glissait sur mon terrain, me parlant de Sida, de libertés sexuelles et d'homosexualité.
Me disant que si les homos étaient heureux, tant mieux.
C'était leur vie après tout.
Leur vie oui.
Aujourd'hui gros coup de blues...
Il faut que je me ressaisisse, si je veux mordre la ...
Quoi déjà?
Oh oui la vie!
Si je veux la mordre à pleines dents, il faut cesser de me lamenter, cesser de chercher des plaintes.
Finir mes complaintes.
Je dois vivre !!!
Je veux vivre.
J'ai envie de ramasser un pavé et de le jeter dans la verrière de la gare d'en face.
Il faut faire tomber des vieux à priori.
Un joli p'tit brun est venu s'asseoir à côté de moi.
Un duffle coat léger, une chemise blanche, des petites lunettes cerclées d'écailles.
Il me sourit.
J'avais oublié que nous sommes lui et moi sur quai de drague.
Lieu de rendez-vous des putes, des provinciaux en mal d'extase, des michetons, des étudiants, bref nous sommes sur ce que les parisiens appellent Tata Beach.
Que me veut-il lui?
Deuxième sourire!
Drague-t-on si tôt maintenant à Tata Beach?
Sexe !
Quand tu me tenais !
Quand je te tenais !
Si dans ma banlieue parisienne j'avais été plutôt un enfant sage, ma liberté parisienne n'avait eu d'égale que ma liberté sexuelle !
Adolescent, je devais me cacher, voler des baisers tard le soir, à la merci d'une ronde de flics ou de quelques casseurs de pédés en mal d'aventure.
A Paris j'avais découvert le sexe au grand jour !
Le jour.
La nuit.
Les saunas, les bars, les boîtes, les lieux de dragues,
Les regards provocateurs dans le métro ou bien au supermarché de mon quartier.
Paris respirait le sexe et la luxure.
Aujourd'hui cette odeur était en train de m'asphyxier.
J'avais trop respiré cet air vicié et vicieux qui inondait la capitale.
" Vous allez bien ? ".
Ces trois petits mots viennent de claquer contre moi comme la vague que vient de laisser un bateau mouche à mes pieds.
" Vous allez bien? " .
Pourquoi me parlait-il celui là?
Que me veut-il?
Perdu dans mes élucubrations je ne m'étais pas rendu compte que le petit brun s'était rapproché de moi.
" Vous avez l'air si triste, vous aviez l'air d'être si loin, qu'à un moment j'ai cru que vous alliez tomber dans la Seine. "
Tomber.
Partir.
Emporté par les flots gris de ce lacet qui serpente la ville.
Non je ne tomberai pas.
Ni là. Ni ailleurs.
Il en faudrait bien plus pour me faire mettre un genou à terre.
"Je m'appelle Charles ! "
Charles, tu deviens bien téméraire d'un seul coup. Ton apostrophe et ton prénom me ramenaient à la réalité. Celle de la vie. Même si il est tôt encore, tu es bien là, à côté de moi en train de tendre une main.
Signe, ou simples délires chimiques de mon imagination en perpétuelle ébullition?
D'un seul coup me reviennent en mémoire, les différentes aventures qui m'étaient arrivées ici ou ailleurs.
Passades d'un soir.
Coups foireux ou foirés d'avance parce que l'un des deux n'était plus en possession de ses moyens.
Gay Paris !
Toutes mes turpitudes et même celles que je n'avais jamais osé imaginer; toutes mes envies, tous mes délires avaient pris forme dans cette grande ville où rien ne semblait interdit.
Haschich.
Coke.
Ecstasy.
Poppers.
Aucun plaisir ne m'avait été épargné.
Très vite pour moi, la ville était devenue le Disneyland du cul : je découvrais chaque soir de nouvelles aventures en suivant la queue de différents petits Mickeys.
Alors Charles ben ...
"Non merci je vais bien, juste un spleen bluesy passager"...
Il était temps de partir.
Ce matin j'ai rendez-vous avec ma DRH...
On va encore parler d'avenir.
En ce qui concerne le travail en ce moment, je ferai mieux d'aller voir un astrologue !

Ça vous va comme récit sur ma vie ?
Sinon j'ai passé une splendide semaine, merci !
Les politiques me font chier, ils font chier mon patron qui du coup me fait chier, merci !
Je continue de lire des blogs sympas, merci !
Les autres je les ai oubliés, merci !
Et l'autre soir j'ai croisé un très joli regard brillant appartenant à une boule de nerfs amusante ...
Comme quoi la vie peut surprendre tous les jours !

Merci !

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24 janvier 2009

Y'en a marre...

Des humeurs qu'on traîne, parfois comme un boulet.homme_d_termin_
Dans 6 mois cela fera 3 ans que j'ai pris mes nouvelles fonctions.
J'en suis à ma troisième programmation spéciales fêtes.
Il y a un an je préparais le dispositif élections américaines, Obama vient de prêter serment.
Nous avons bouclé Cannes et on parle déjà fin de saison foot et Tour de France.
Pas vu le temps passer.
Pas réussi à arrimer mon mal être quelque part.
Ou à quelqu'un.
Oui surtout à quelqu'un.
J'ai rencontré des gens.
J'ai croisé des garçons.
Certains auraient pu être mes fils.
Gloups.
Pourtant ils s'accrochaient !
Certains se sont posés ou ont essayé.
Encore un la semaine dernière.
Il était mignon.
A ma taille.
Spirituel même.
Mais plus jeune que moi et d'un autre monde.
C'est cela d'un autre monde.
J'ai du mal à entrer dans ce monde là.
Un peu superficiel.
Beaucoup sur l'apparence.
On veut tous le même polo à la mode.
Les baskets qui vont avec.
Mais parfois on a envie d'autres choses.
De se poser.
De ne pas courir.
De ne pas paraître.
Et juste d'être.
Alors voilà, comme je passe mes jours à courir.
Que mes nuits sont plus courtes que mes jours.
Pas le temps de prendre le temps et de m'amarrer.
Tout au plus de me marrer.
Ou d'essayer.
Pour ne pas pleurer.
Pas forcément sur mon sort.
Mais en tout cas souvent sur le leur.
Mais je n'en veux à personne.
Si ce n'est à moi-même.

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22 janvier 2009

Mon voisin

Non je ne vais pas vous chanter la chanson de Véronique Sanson.
Même si je l'aime beaucoup.
La chanson et Véronique, mais ceci est une autre histoire...
Non, je voudrais vous parler de l'un de mes nombreux voisins qui m'entourent dans mon quartier.
chezmoiMon immeuble est un peu particulier.
Sans vis à vis réel, mais plongeant dans de nombreux appartements parce que plus haut que tous les autres.
Et le Nain se comporte dans sa vraie vie cmme sur le web il vit caché.
Après tout c'est ma vie privée et je ne suis pas exhibitioniste? ou alors dans d'autres lieux.
J'aime les ambiances tamisées.
La lumière feutrée de mon appartement est là pour être mon cocon.
Me protéger.
Me réconforter le soir après une longue journée de travail.
Par contre, j'ai quelques voisins qui eux, vivent en pleine lumière.chez_moi_bis
Je dois être le vampire du quartier ;-)
Bref, entre mes voisins, couple homo, qui parfois se font de gros câlins, l'autre fofolette, qui dés qu'il fait beau butine sur son balcon en slip allant de fleurs en fleur, j'ai le choix !
Voila t'y pas que récemment, juste après l'été, dans un des appartements que je survole, est venu s'installer un énième couple gay.
Enfin pas vraiment couple.
Il y en a un qui est toujours là, l'autre qui passe de temps en temps.
Cela me vaut des heures de thé avec petits gâteux en caleçon tee-shirts pas déagréables.
Mais bon, je n'ai pas de longue vue et je ne passe pas mon temps à mater.
Il est vrai que tous ces gens m'amusent.
Je leur invente des vies.
Des histoires.
Récemment, une copine, un peu pipelette comme moi, est venue prendre l'apèro avec son mec.
Elle se met à regarder mes fleurs sur mon balcon et de fait se met à regarder mon voisin.
Comme d'habitude, il était en caleçon, torse nu, en train de gesticuler dans tous les sens.
Ma copine morte de rire se demandait ce qu'il faisait.
Debout, courbé, à genoux...
Pourtant son copain n'était pas là...
Nous avons fini par en déduire, que face à sa télé il faisait les exercices de la Wii en petite tenue.
Du coup mon voisin est devenu mon ami de loin.
Je m'amuse le matin à suivre ses passages de la cuisine au salon et de la chambre à la salle de bain.
Tous les matins ou presque, il repasse sa chemise avant de s'habiller pour partir travailler.
Le soir il rentre, se prépare à dîner et passe à la chambre travailler sur son ordinateur..
Je lui ai inventé une vie à mon neighbour buddy...
Puis l'autre matin, curieuse coïncidence, nous nous sommes levés en même temps.
Avons fait notre toilette en même temps.
Nous nous sommes préparés en même temps.
Sans nous voir vraiment, nous nous sommes habillés en même temps.
Nous avons éteint la lumière au même moment et nous avons quitté chacun notre appartement.
Je m'amusais à l'idée de le croiser.
Mais vu la configuration de l'immeuble, je ne savais pas par quelle porte il allait sortir, ni de quelle rue il allait faire irruption.
J'ai guetté au bas de mon immeuble.
je n'ai vu aucune porte s'ouvrir,alors dépité je me suis engouffré dans le métro.
Déçu un peu car ce garçon, je ne le vois que de loin et je ne conbnais pas les traits de son visage, même si je les devine un peu.
J'étais sur le quai, en queue (pas de jeu de mot vaseux s'il vous plaît !), j'attendais la rame avec ne perspective le long couloir par lequel arrivaient les métronautes du matin.
Soudain est apparu un gabarit que je connaissais.
De loin il ressemblait à celui que je ne vois que de loin...
Peu à peu il est arrivé à ma hauteur et les traits se sont précisés.
C'était bien le costume sombre avec lachemise fraîchement repassé de mon bel inconnu qui se dirigeait vers moi.
En passant à ma hauteur, il a tourné la tête et un peu comme dans un ralenti de feuilleton télévisé il m'a regardé et souri, puis a passé son chemi...
10 seconde de bonheur avant d'aller vivre une pleine journée de travail n'ont jamais fait de mal à personne.
J'étais ravi.
Je vais continuer de lui inventer sa vie puisque je ne croiserai jamais son chemin.
Cela me plaît bien.
Même si je me dis que celui qui partage le thé avec lui a un peu de chance.
Il vit avec avecun homme joli, charmeur et souriant.
Je vais me garder mon plaisir de temps en temps à jeter un oeil, mais pas trop, à le regarder vivre parfois, sans en abusre.
C'est mon neighbour buddy.

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18 janvier 2009

Pensée du jour...

Sigmund Freud disait :"Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés".
Voilà une maxime que bon nombre de mes concitoyens devraient méditer.
foulefloueToi l'homme qui me bousule tous les matins dans le métro.
Toi le patron qui me donne comme argument pour travailler que je dois faire ce qu'il me dit de faire parce qu'il est le chef.
Toi, celui qui ne respecte pas celui qui ramasse tes poubelles, celui qui vient du sud ou de l'est, celui qui travaille avant même que le jour ne se lève.
Toi le banquier qui affame les foules et part sur les plages de sable blanc avec ton parachute doré.
Toi l'homme qui méprise celui qui n'est pas de sa caste.
Toi l'homo, paria de la société qui passe son temps à trouver les autres homos parias de sa société.
Il est vrai qu'au ciel "un ange n'a rien d'exceptionnel" comme disait Georges Bernard Shaw.
Alors construisons notre paradis sur terre.
Pour qu'il n'y ait plus de différences.
Que nous soyons tous juifs ou arabes.
Noir ou blancs.
Mon grand-père me disait souvent : " avant de te battre, tu dois savoir pourquoi tu te bats".
Jolie phrase, qui résonne mal en ces temps de guerre.
Il faut beaucoup de naïveté, comme le disait les surréalistes, pour faire de grandes choses.
Il serait temps que le monde redevienne un peu naïf.
Qu'on laisse enfin penser aux gens que leurs rêves servent à quelque chose.
Qu'on peut vivre ailleurs que dans la réalité telle qu'elle est bâtie.
Dans deux jours un homme prêtera serment pour devenir le 44e président des Etats-Unis.
Il est noir.
L'un de ses prédécesseurs en politique avait dit 'I have a dream'.
Aujourd'hui il serait temps d'appliquer la maxime de monsieur Obama.
Si on le veut.
"Yes we can"

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17 janvier 2009

L'ambition est l'ultime refuge de l'échec*

*Oscar Wilde.
France TéléBoutique.com, la boîte où je bosse a quelques difficultés depuis des années dans un secteur où la concurrence est rude.
telecasseeAlors nous pauvres petits ou grands vermisseaux que nous sommes, nous avons bien du mal à survivre dans cet univers où la politique joue aussi son rôle, puisque mes patrons ont tous été nommés "politiquement" s'entend...
Depuis quelque temps donc tout s'est désagrégé au niveau de l'ambiance et je me fais bien chier.
On nous encore annoncé hier une énième réorg.
C'est une cautére sur une jambe de bois, et ce n'est pas avec cette béquille que nous allons vraiment pouvoir continuer face à la concurrence.
C'est dur.
Non pas que mon boulot ne soit pas intéressant.
Mais on fait tout pour qu'il soit inintéressant à mes yeux.
Heureusement j'ai un peu d'humour et cela me permet de distancer un peu la chose.
D'en rire avec mes collégues !
Nous nous en tirons bien, somme toute, avec mon équipe parce que nous sommes proches de la régie et que grâce à notre programmation nous faisons rentrer des pépettes !
Moi qui suis un garçon libre d'esprit et qui n'aime pas les contraintes, je dois avouer qu'en ce moment j'étouffe ...
Cette nuit tous mes dossiers en cours m'ont réveillé...
3 fois.
Mais bon...
C'est week-end !
Aujourd'hui ce sera sport et bichonage de ma petite personne !
La suite au prochain numéro.
Promis je ne parlerai pas boulot ...

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16 janvier 2009

Métro... sexuel ;-)

Je n'y avais jamais pensé.
Je riais même des aventures des uns et des autres dans le métro.
De la façon dont certains bloggers réagissent à leur voisin dans le métro !
Émois et moi ne faisaient pas qu'un !
Jusqu'à ce matin.
Comme tous les jours ou presque le Nain était dans le métro pour rejoindre le beau village construit rien que pour ma boîte, planquée là-bas à l'autre bout de Paris et de sa vie.
Pas de scooter ce matin.
Temps peu engageant, début de gripouille, chat dans la gorge, muscles brisés par le méchant prof de sport.
Bref un bon Navigo et au métro.
r_publiqueRépublique.
Opéra.
Iphonepod en poche et écouteurs dans les oreilles, le Nain est intouchable.
Il se protége des assaillants en tous genres.
De la grosse black aux nombreux sacs aux horribles pétasses qui veulent ta place en passant par les petits étudiants qui gesticulent dans tous les sens...
Et puis ce matin à République, dans la cohue du dernier wagon, pour que le Nain soit bien en face du changement à Réaumur Sébastopol pour rejoindre l'infâme RER B ...
Un beau brun à lunettes se jette au dernier moment dans la place et atterrit tout contre le Nain.
Nous voilà côte à côte.
Visage contre visage.
Le nain dans le poitrail du bogosse.
Il a lle manteau et la chemise ouverte sur un torse velu.metrosexuel
Fougueux pour un jour frisquet.
Les cheveux genre "je me suis pas coiffé mais je suis resté des heures entre le pot de gel et mon miroir".
Les lunettes à la mode juste ce qu'il faut mais pas trop.
Une chemise bleue bien tranchée par rapport au blouson clair qui fait plutôt penser à l'été.
Téméraire le garçon, ou alors il travaille dans la mode auxx Galeries Lafayette !
Une peau légérement hâlée par, sans doute, un séjour à la montagne.
Un sourire fin comme on en mangerait toute la journée.
Un charme fou qui fait regretter le fait qu'on ne restera que 3 stations à côté du bellâtre.
Ni trop jeune.
Ni trop vieux.
Enfin légérement moins que le Nain à ce qu'il y parait ...
Bref, le Nain a été gâté ce matin.
Et rarement l'oeil aura été ainsi attiré.
Beau jeune homme de la ligne 3 qui aurait pu s'appeler Julien, Antoine ou Thomas.
Mon esprit est resté avec toi.
Tu ne me liras sans doute peut-être jamais.
Tu n'as peut-être pas les mêmes orientations sexuelles que moi, mais en tout cas tu me plais...
Si jamais tu passes par là, mon adresse mail est en haut à droite.
Pour le reste le Nain tu fais maintenant partie des bloggers qui reluquent dans le métro.
Conseil du jour :" Ne jamais dire, fontaine je ne boirais pas de ton eau".
Na !

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15 janvier 2009

Pfouiiiiiiiiiiiiiiiit !

... Oui je sais, au moins j'ai un job.
Oui il y a plein de gens qui travaillent autant que moi, voire plus et qui ne se plaignent pas à longueur de journée sur leur blog.
Ben désolé mais là ça va j'en ai plein les bottes.
Aujourd'hui j'ai ommence à 6 heures 30.
J'ai fini ce soir à 20 heures.
Je n'ai pas eu le temps de faire le quart de ce que je voulais faire.
Et du coup je n'ai pas fini ma présentation pour demain matin.
Donc demain matin c'est debout six heures pour filer au bureau.
Et ce pour un salaire qui est loin d'être le dixième de ce que font certains de mes homologues ailleurs.
Même si je touche des heures sup'.
Même si je gagne pas trop mal ma vie.
Même pas le temps de le dépenser ce fric.
Suis vanné.
J'ai besoin d'une épaule sur laquelle me reposer.
J'ai besoin de nouveaux horizons.
Dans ma vie de tous les jours.
Dans ma vie affective.
J'aimerais avancer à deux et partager cet oreiller en plus qui est dans mon lit...
J'aimerais des bras protecteurs.
Que quelqu'un me dise "A ce soir, on prend un verre !"
Mais rien de tout cela.
Non ...
Alors je vais finir mon fajitas de poulet que je me suis préparé avec amour pour moi-même...
Lire mes mails.
Me coucher.
Me lever tôt.
Et avancer, face au vent qui fait que je courbe un peu plus le dos.
Déjà que le Nain il est pas grand, alors qui va le remarquer dans la grande chaîne de la vie ?
Si l'un d'entre vous a la solution.
Je suis preneur....
Merde je file, y'a le poulet qui brûle !

Posté par nainmasque à 21:11 - Ma vie au bureau que G - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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