17 février 2008
Pour une fois que je ne suis pas privé de désert...
16 février 2008
Ayé !
8h50, demain matin.
Décollage.
Et si tout va bien, merci les dieux du ciel, deux heures plus tard : Djerba.
Puis départ dans le désert.
1200 kilomètres de dunes, de sable, d'oasis...
Périple en Tunisie, sur la route des berbères.
Des frontiéres de la Lybie à celles de l'Algérie.
Ah si le Nain pouvait se faire enlever.
Attaché en plein soleil.
Juste de l'eau.
Ramené par Carla en France.
Ou par Nicolas.
Avec beaucoup de kilos en moins.
Un beau bronzage...
Mais ne rêvons pas.
Je vous dis à dans 10 jours...
15 février 2008
Paris réussi !
Tiens le Nain, t'es encore à Paris ....
Ben oui !
Je profite de me lever tard.
De voir des amis.
De préparer lentement mais sûrement mon sac.
Décollage dimanche matin.
Dring, dring le bureau de temps en temps.
Allo la Noireaude ...
Mais je suis tellement détaché du boulot, pour une fois que cela me fait rire...
Hier soir, j'ai retrouvé quelques collègues à l'avant-première du film "Paris" de Cédric Klapish.
J'aurais du voir ce film il y a quinze jours déjà...
Mais après les merdes que j'ai du gérer sur Astèrix, le cinéma et moi cla faisait deux.
Du coup, la projo privée, l'interview de Juiltte Binoche et de Romain Duris, ben j'ai dit "sans moi"...
Quel con parfois le Nain.
Pour bouder après une bouse, je me suis puni et auto flagellé...
Parce que hier soir j'ai vu un joli petit film.
Un peu brouillon au départ, avec tous ces destins qui s'entrecroisent.
Puis les personnages deviennent attachants.
Comiques,
Tristes.
On y retrouve la vie.
A Paris.
Comme le dit Duris à la fin, avec ses joies, ses peines.
Ses gens qui passent les uns à côté des autres.
Dont les vies se croisent sans réellement se parler.
Cette multitude de gens et d'histoires qui font l'histoire d'une vie et d'une ville.
Même duris pour une fois trouve grâce à mes yeux.
Binoche est parfaite, innatendue dans ce rôle de mère fofolle, légèrement oubliée de la vie.
Désemaprée face à la mort possible de son frère.
Luchini fait du Luchini, mais parvient à être plus que drôle.
Puis il y a Cluzet, Karin Viard en délirante boulangère...
Clin d'oeil à Chacun cherche son chat, on retrouve Renée le Calm, toujours aussi vieille maie récalcitrante...
Bref Paris c'est du bonheur en barre.
C'est un hymne à la joie de vivre dans cette belle capitale, même si à un moment quelqu'un dit que bientôt, Paris ne sera plus qu'une ville pour les riches.
La bonne idée serait que tous les candidats à la Mairie de Paris aillent voir ce film et en tirent certaines leçons...
En même temps c'est un filmm pour nous.
Les Parisiens.
Mais aussi pour le monde entier.
Car Paris fait rêver.
Le film aussi.
Merde le Nain t'es con de t'être bêtement puni.
08 février 2008
Vendredi 18 heures ...
Vous n'allez pas le croire !
Le Nain est en vacances.
Adieu actualité, Sarkozy, nouvel an chinois, saint Valentin et autres droits du foot.
Toute l'antenne va vivre plus de 15 jours sans moi, et moi sans elle !
Hasta la vista, baby !
07 février 2008
Le Nain, ton bureau c'est le bordel ...
L'ordre.
Le rangement.
La planification.
C'est pas pour moi.
Pourtant ici, nous sommes en pleine réorganisation.
En plein chambardement audiovisuel.
Malheureusement mon nouveau job m'oblige à tout ranger.
Tout organiser.
Ici on ne parle qu'en tableaux Excel.
Hier mon boss : "T'as qu'à me l'expliquer en 3 slides ..."
Vais lui envoyer des recettes de cuisine en Excel, Powerpoint et tutti quanti...
Comme si la vie devait toujours rentrer dans des cases.
Envoie- moi du bonheur en format Jpeg.
T'as qu'a pleurer Word.
Aujourd'hui on peut rompre par SMS.
Trop classe.
J'ai un pote qui s'est fait larguer comme cela :" je t'm plus. Bye".
Des moments de complicités balayés comme cela en quelques lettres.
Même pas en français dans le texte.
Et pendant ce temps là les gens avancent d'un pas décidé.
Moi avec mes petites jambes je sais courir vite.
Je sais avancer.
D'un pas parfois décidé.
Mais pas tout le temps.
Parfois j'hésite à mettre un pied devant l'autre.
Parfois je marche à reculons.
C'est le chachacha de la vie.
Un pas en avant.
Deux pas en arrière.
L'ami Brice lui cherche son prince charmant en ce moment.
Moi plus.
J'avance.
La vie garde ses mystéres.
Chaque jour le vent emporte tout.
Le lendemain il faut tout refaire.
C'est plus facile de construire un château de sable en étant à deux.
Les vagues l'emporteront et demain tu reviendras avec pelles et seau et l'ami qui t'aidera.
Écrire la vie à quatre mains c'est bien.
Il y en a toujours un pour corriger les fautes d'orthographe de l'autre.
La vie s'écoule alors entre 4 mains.
Temps et mots filent à l'anglaise.
Temps hémophyle.
Alors il faut peut-être avancer.
D'un pas décidé ?
Mais qui décide ?
Je ne sais pas trop en ce moment.
En tout cas il est hors de question que je range mon bureau ...
06 février 2008
Je ne l'avais pas chroniqué quand c'est sorti...
Tout commence comme une belle histoire de jeunes gens dans la France de Vichy. Jacques (Nicolas Gob) aime Sarah (Louise Monot), qui aime Jean (Jérémie Rénier), qui préfère Philippe (Bruno Todeschini). Jacques et Jean sont frères, le premier fricote avec l’occupant, le second cache la juive Sarah, amie d’enfance, dont la famille a été massacrée. Philippe est résistant et obtient des faux papiers pour ses amis. Promenades à bicyclette, soirées entre amis, des petits riens pour oublier cette foutue guerre
La diffusion sur France 2 en mars 2005 du téléfilm réalisé par Christian Faure avait fait figure d’événement.
C’est en effet la première fois qu’un film français se penche sur ce sujet mal connu : la déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale.
Comme les Juifs et les Tziganes, les homosexuels (et notamment les homosexuels allemands) ont été la cible des nazis. Dix à quinze mille triangles roses ont péri dans les camps de concentration et il aura fallu attendre 1981 (!) pour que soit abrogée la loi criminalisant l’homosexualité promulguée sous Vichy.
Avec ses accents de tragédie antique, ce film est avant tout le récit de passions contrariées par l’histoire et la haine ordinaire.
Sous ses aspects mélodramatiques efficaces, ce film émouvant, d’une grande exactitude historique, a en outre le mérite de ne jamais sombrer dans la caricature ou le sensationnalisme.
J'ai été touché par ce film.
Par le scénario.
Inspiré de faits réels.
De la vie d'un homme, Pierre Seel, dont je vous recommande l'excellent "Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel" paru en
1994 aux éditons Calmann-Lévy.
Il y aussile beau livre de Jean Le Bitoux "Les oubliés de la mémoire" chez Hachette Littératures.
Ensemble ils ont su raconter l'horreur de la persécution.
Pas besoin d'être juif, pendant la guerre pour connaître les terribles camps de concentration.
Tziganes, homosexuels, déficients mentaux connaissaient le mêm sort au nom de la sacro-sainte épuration ethnique.
Pierre Seel témoigne :
"Un jour, les haut-parleurs nous convoquèrent séance tenante sur la place de l'appel. (...) Il s'agissait en fait d'une épreuve autrement plus pénible, d'une condamnation à mort. Au centre du carré que nous formions, on amena, encadré par deux SS, un jeune homme. Horrifié, je reconnus Jo, mon tendre ami de dix-huit ans. (...) "Puis les haut-parleurs diffusèrent une bruyante musique classique tandis que les SS le mettaient à nu. Puis ils lui enfoncèrent violemment sur la tête un seau en fer blanc. Ils lâchèrent sur lui les féroces chiens de garde du camp, des bergers allemands qui le mordirent d'abord au bas-ventre et aux cuisses avant de le dévorer sous nos yeux. Ses hurlements de douleur étaient amplifiés et distordus par le seau sous lequel sa tête demeurait prise. Raide et chancelant, les yeux écarquillés par tant d'horreur, des larmes coulant sur mes joues, je priai ardemment pour qu'il perde très vite connaissance." (...) "Depuis, il m'arrive encore souvent de me réveiller la nuit en hurlant. Depuis plus de cinquante ans, cette scène repasse inlassablement devant mes yeux. Je n'oublierai jamais cet assassinat barbare de mon amour. Sous mes yeux, sous nos yeux. Car nous fûmes des centaines à être témoins. Pourquoi tous se taisaient-ils aujourd'hui ? Sont-ils donc tous morts ? (...) Mais je pense que certains préfèrent se taire pour toujours, redoutant de réveiller d'atroces souvenirs comme celui-ci parmi tant d'autres. Quant à moi, après des dizaines d'années de silence, j'ai décidé de parler, de témoigner, d'accuser."
Il faudra attendre longtemps, 2005, plus de 60 ans après la guerre, pour qu'un président de la République reconnaisse le sort infligé à certaines mminorités.
C'était Jacques Chirac : "En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés".
De puis Pierre Seel est décèdé le 25 novembre 2005.
Mais le 23 novembre 2007, la ville de Toulouse a annoncé au Mémorial de la Déportation Homosexuelle qu'elle engage une procédure afin de baptiser une rue du centre ville du nom de Pierre Seel.
A l’unanimité, lors du Conseil Municipal de la ville du 21 décembre 2007, la nomination de la voie a été votée.
La nouvelle rue sera inaugurée le 23 Fevrier 2008 par le maire de Toulouse.
La plaque de rue portera l'inscription: "Rue Pierre Seel - Déporté français pour homosexualité - 1923-2005".
Alors ce soir, en mémoire de ce grand homme, revivez sous les traits de Jérémie Rénier les souffrances que la bêtise humaine peuvent engendrer.
A la sortie du film j'ai eu la chance de croiser Louise Monnot qui avait été vraiment bouleversée par son rôle.
Nicolas Gob auussi.
Les professionnels ne s'y sont pas trompés.
Le téléfilm a été multiprimé.
Bonne soirée...

