afficheactupC'est le slogan d'Act Up et il est sans appel.
Il y a cinq ans, c'était Lionel Jospin qui était dans leur ligne de mire.
S'ensuit un sévère réquisitoire contre le Nain de la place Beauvau : "En cinq ans de pouvoir, les personnes que Nicolas Sarkozy n'a cessé de stigmatiser sont aussi celles qui sont les plus exposées au sida : prostituées, droguées, jeunes, étrangères, notamment. En désignant systématiquement ces personnes comme boucs émissaires, il a contribué à les éloigner un peu plus des structures de prévention, de dépistage ou d'accès aux soins"
Quand le Nain était à Bercy, ce fut pire toujours selon Act Up : "Nicolas Sarkozy a montré qu'il sacrifiait la santé à des impératifs budgétaires. Il a ainsi accompagné la réforme de la Sécurité sociale, qui a créé un impôt injuste sur la maladie et le handicap (le forfait non remboursable de 1 euro) et imposé aux personnes un parcours de soins contraignant. Il a milité pour le démantèlement de l'Aide Médicale d'Etat et remis en cause l’accès aux soins des malades sans-papiers. Il a refusé d'augmenter de façon significative la contribution française à la lutte contre une pandémie qui tue 10 000 personnes par jour".
Pour Act Up c'est clair "si Nicolas Sarkozy était réélu, nous, malades du sida, minorités, précaires, exclus, n'y survivrions pas",
Bien sûr ce sont les propos d'Act Up.
Ceux que l'un de mes patrons folle honteuse, traitai de terroristes.
Je ne dirai pas la même chose.
Des terroristes souvent causent des morts.
Là, souvent ce sont des morts en devenir qui se sont battus pour les vivants.
Je me souviens des combats du début des années 90.
De ces garçons à bout de force, parce que sans la fameuse tri thérapie, qui manifestaient dans les rues de Paris.
Qui manifestaient à visage découvert pour personnifier cette maladie honteuse.
Drôle qu'aujourd'hui, celui que ses ennemis à l'intérieur de son parti surnomme le "Sarkome" en référence au kaposi, ce cancer de la peau des homos malades.
Drôle donc que cet homme se présente au suffrage universel avec toutes ces casseroles.
Tout ce passé sulfureux.
Tous ces mots lâchés.
Jusqu'à la dernière bourde de Rachida Dati la porte-parole de Nicolas Sarkozy qui plaisante en marge d'une interview. Elle se voit devenir "ministre de la rénovation urbaine au Kärcher". Puis elle crie "Ah non, Arrêtez !" quand on lui dit que la caméra tourne...
Pourvu que la roue tourne elle aussi.